Hun Sen, qui a écarté Ranariddh du pouvoir le 6 juillet, a déclaré que l’affaire ne concernait pas les investisseurs taïwanais et que ceux-ci devaient poursuivre leurs activités normalement.
«Les autorités de Phnom Penh ont décidé de fermer le bureau de représentation de Taïwan», a déclaré Hun Sen devant des hommes d’affaires étrangers.
Un peu plus tôt, il avait accusé des Taïwanais — parmi lesquels figurerait un général des forces armées — d’avoir apporté un appui aux forces de Ranariddh avant les combats qui ont éclaté le 5 juin entre partisans des deux chefs de gouvernement rivaux.
«Il ne s’agit pas de vengeance, mais seulement d’une mesure visant à déterminer qui est impliqué dans cet incident, a-t-il dit. Un général est venu à Phnom Penh par l’intermédiaire de ce bureau».
Par ailleurs, Taïwan a catégoriquement démenti interférer dans les affaires intérieures du Cambodge après la décision des autorités cambodgiennes de faire fermer la représentation taïwanaise à Phnom Penh accusée d’avoir financé des activités terroristes.
«Notre politique diplomatique est d’établir des liens d’amitié avec les autres pays sur une base réciproque mais de ne jamais nous immiscer dans les affaires intérieures» a déclaré un porte-parole du ministère taïwanais des Affaires étrangères.
Les accusations d’interférence sont «totalement sans fondement»a-t-il ajouté.
Le ministère taïwanais de la Défense a de son côté démenti avoir entraîné les troupes royalistes du premier copremier ministre Norodom Ranariddh, évincé du pouvoir, et leur avoir fourni des armes comme l’en avait accusé Hun Sen, rival de Ranariddh et nouvel homme fort du Cambodge.(Reuter)


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