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Actualités - Chronologie

Guerre aux laits en poudre

L’UNICEF dénonce la «promotion acharnée» du lait en poudre dans le tiers-monde — où biberons et eau, non stérilisés, sont porteurs de maladies — au mépris du code international pourtant signé par les multinationales il y a seize ans.
Vingt-sept organisations non gouvernementales (Oxfam, Save the Children, Christian Aid...) ont enquêté en 1996 sur le respect de ce code, et réuni assez de preuves de sa violation pour «justifier un boycott» de ces firmes (Nestlé, Gerber, Mead Johnson, Wyeth...), indique le rapport.
Alors qu’«il ne faudrait faire aucune publicité pour les laits artificiels», celles-ci distribuent des échantillons gratuits jusque dans les hôpitaux, ou attaquent les réglementations en vigueur. En Inde, Nestlé a ainsi jugé «impossible» d’apposer, comme le veut la loi, une étiquette mentionnant la supériorité du lait maternel au centre des emballages, car «personne ne peut dire où se trouve le centre d’une boîte cylindrique».
Seuls 44% des bébés sont encore nourris au sein dans le monde.
Or, la nourriture au biberon expose davantage à la déshydratation diarrhéique, aux gastro-entérites, à la malnutrition (lait trop dilué), aux infections virales et bactériennes, et provoque chaque année dans le tiers-monde la mort d’un million et demi de jeunes enfants, selon l’UNICEF.
L’achat de lait artificiel aggrave aussi la pauvreté: en Haïti, il revient à dix dollars par semaine, soit plus du double du revenu habituel. L’UNICEF fait campagne pour l’allaitement, naturellement stérile et immunisant. (AFP)

L’UNICEF dénonce la «promotion acharnée» du lait en poudre dans le tiers-monde — où biberons et eau, non stérilisés, sont porteurs de maladies — au mépris du code international pourtant signé par les multinationales il y a seize ans.Vingt-sept organisations non gouvernementales (Oxfam, Save the Children, Christian Aid...) ont enquêté en 1996 sur le respect de ce code, et réuni assez de preuves de sa violation pour «justifier un boycott» de ces firmes (Nestlé, Gerber, Mead Johnson, Wyeth...), indique le rapport.Alors qu’«il ne faudrait faire aucune publicité pour les laits artificiels», celles-ci distribuent des échantillons gratuits jusque dans les hôpitaux, ou attaquent les réglementations en vigueur. En Inde, Nestlé a ainsi jugé «impossible» d’apposer, comme le veut la loi, une étiquette mentionnant...