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Actualités - Chronologie

L'IRA une machine de tuerre très contrôlée

L’IRA est restée durant vingt-huit ans d’activité (1969-97) une «machine de guerre» très contrôlée par une hiérarchie capable de faire respecter sa trêve aux combattants.

Bras armé du mouvement nationaliste républicain, dont l’aile politique est le Sinn Fein, l’IRA a toujours poursuivi militairement le même but: retrait des troupes britanniques d’Irlande du Nord et unification de l’Irlande.
Elle a été l’acteur principal du conflit qui, de 1969 à 1997, a fait quelque 3.200 morts et 37.000 blessés en Ulster, Grande-Bretagne et République d’Irlande.
L’IRA dite «Provisoire» a été créée en 1970, peu après l’explosion des troubles en Ulster et l’intervention de l’armée britannique. Elle reprenait la lutte de l’«ancienne» IRA, créée en 1919, et qui mena une guérilla d’indépendance débouchant en 1921 sur la création de l’«Etat libre irlandais» (l’actuelle République d’Irlande).
L’IRA, recrutant essentiellement dans les quartiers populaires catholiques de Belfast et Londonderry, les zones proches de la frontière (Armagh, Fermanagh), et en République d’Irlande, peut compter sur un effectif de «volontaires» d’au moins 300 personnes et sans doute plus d’un millier, selon des estimations invérifiables.
Mais elle s’appuie aussi sur le soutien de bien davantage de sympathisants, et sur la passive bienveillance de l’immense majorité des républicains proches du Sinn Fein (17% de l’électorat en Ulster en mai).
La structure de commande de l’IRA est chapeautée par un «Conseil militaire» (Army Council) de sept membres, duquel dépend un état-major, des commandements par grandes zones d’activité, et enfin des brigades locales.
Les unités de service actif (Active service units), qui peuvent ne compter que trois ou quatre membres, sont chargées des attentats, qui peuvent aussi impliquer des agents «dormants».
Ses méthodes, sa discipline et son arsenal sont ceux d’une armée: une tonne de Semtex, plusieurs milliers de fusils, mitraillettes, armes de poing, des mortiers, missiles sol-air, de l’explosif artisanal à volonté. D’où le problème crucial pour le processus de paix du désarmement des milices.
Dès 1980, l’armée britannique (environ 17.500 hommes en Ulster) avait dû le reconnaître: «L’IRA ne pourra être défaite militairement». (AFP)
L’IRA est restée durant vingt-huit ans d’activité (1969-97) une «machine de guerre» très contrôlée par une hiérarchie capable de faire respecter sa trêve aux combattants.Bras armé du mouvement nationaliste républicain, dont l’aile politique est le Sinn Fein, l’IRA a toujours poursuivi militairement le même but: retrait des troupes britanniques d’Irlande du Nord et unification de l’Irlande.Elle a été l’acteur principal du conflit qui, de 1969 à 1997, a fait quelque 3.200 morts et 37.000 blessés en Ulster, Grande-Bretagne et République d’Irlande.L’IRA dite «Provisoire» a été créée en 1970, peu après l’explosion des troubles en Ulster et l’intervention de l’armée britannique. Elle reprenait la lutte de l’«ancienne» IRA, créée en 1919, et qui mena une guérilla d’indépendance...