Me Dib devait achever sa plaidoirie entamée la veille. A l’ouverture de l’audience, son collaborateur, Me Khaled Mohammad, a annoncé à la cour qu’il avait «eu un malaise cardiaque après l’audience de samedi».
Le président a accepté le report, tout en déclarant que «c’était la dernière fois».
Le procureur, M. Hicham Badaoui, a pour sa part accusé Me Dib d’user de «manœuvres dilatoires pour empêcher la cour de rendre son verdict».
«C’est pour cette raison que, depuis l’ouverture du procès le 24 avril, la défense a demandé plusieurs fois et sous divers prétextes son ajournement», a-t-il dit.
Au premier jour de sa plaidoirie, samedi, Me Dib avait accusé les responsables égyptiens d’avoir «monté l’affaire et d’avoir utilisé la campagne des médias égyptiens hostile à Azzam Azzam pour freiner la normalisation avec Israël, après l’arrivée au pouvoir de Benjamin Netanyahu».
Il a également mis en cause la réalité des accusations du parquet qui reproche à Azzam de s’être livré à des activités d’espionnage du 10 mars au 23 octobre 1996 en aidant Emad Ismaïl, un ressortissant égyptien de 24 ans jugé dans la même affaire, «à fournir des informations à un pays étranger».
A un journaliste Israélien présent à l’audience, M. Samy Azzam, frère de l’accusé, a démenti que l’absence de Me Dib, dimanche, ait été une manœuvre. «Tout le monde a pu voir samedi que Me Dib ne se sentait pas bien, il était vraiment très fatigué», a-t-il souligné avant de se déclarer «certain de l’innocence» de son frère, «en prison depuis neuf mois sans aucune raison».
Deux autres Israéliennes, Zahra Youssef Jéris et Mona Ahmed Shawahna, toutes deux d’origine arabe, sont jugées par contumace dans le même procès pour avoir recruté, sur ordre du Mossad, Emad Ismaïl lors de son séjour en Israël du 24 février au 21 mars 1996.
Le 18 juin, le procureur de la Haute Cour de sûreté de l’Etat avait requis une peine de 15 ans de travaux forcés contre Azzam Azzam et les deux Israéliennes ainsi que les travaux forcés à perpétuité — soit un maximum de 25 ans de prison — contre Emad Ismaïl, ce dernier étant un fonctionnaire de l’Etat.
MM. Azzam et Ismaïl travaillaient dans la même usine textile au Caire. Arrêtés respectivement le 6 novembre et le 23 octobre 1996, ils ont chacun plaidé l’innocence. (AFP)


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