«J’ai passé deux nuits à Milan avec Madonna», racontait le styliste dans une récente interview à l’hebdomadaire américain «Business Week», qui doit en publier des extraits dans sa prochaine édition.
«Puis j’ai foncé à New York pour être avec (la chanteuse) Courtney Love. Le mercredi j’étais à Londres avec la princesse Diana. Puis retour à New York avec Caroline Bessette Kennedy», la jeune épouse du fils de l’ancien président américain John F. Kennedy, confie Gianni Versace dans l’une de ces dernières interviews.
«Je les appelle mon (poker de dames) parce qu’elles sont quatre, poursuivait-il. Elles me donnent mon inspiration. Leurs besoins sont tellements différents. Il faut du spectaculaire pour Madonna, du classique pour Diana et du chic pour Caroline Bessette».
Versace estime qu’il a été le fer de lance de la mode italienne pendant deux décennies. «Si je n’avais pas eu ces racines culturelles et familiales italiennes, je n’aurais pas pu y parvenir. La puissance de l’Italie est un fait historique: nous avons l’industrie textile, nous avons la tradition du travail familial et la tradition de la qualité», poursuit le couturier.
Versace, qui possédait plusieurs résidences luxueuses de par le monde, affirmait par ailleurs qu’il bougeait tout le temps, passant chaque année plusieurs mois à Miami, dans les Alpes italiennes et à Milan.
«La mode est de plus en plus universelle. Elle n’appartient plus aux Français, pas plus qu’aux Italiens. Je suis une personne universelle (...) je ne pense plus en termes de nationalités».
Le couturier, à la tête d’un véritable empire, reconnaissait dans cette interview que l’aspect commercial de son activité l’intéressait de plus en plus, notamment depuis qu’il s’apprêtait à ouvrir son capital au public.
«La personne que j’admirais le plus était Andy Warhol. Il me disait souvent (même Michelange a été payé pour peindre la chapelle Sixtine), expliquait-il.
Les affaires sont dans tous les aspects de l’art, du sexe et de l’amour. A tous ces artistes qui disent travailler pour l’amour de l’art, je dis: soyons sérieux». (AFP)


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