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Actualités - Chronologie

Mali : une consultation boycottée par l'opposition radicale

Les Maliens sont de nouveau appelés à élire dimanche leurs députés, une consultation boycottée par l’opposition radicale qui intervient après une campagne marquée par des violences et des manœuvres qui ont fait douter de la jeune démocratie malienne.
Depuis un an, l’opposition radicale, composée de 18 partis disparates, a multiplié manœuvres et surenchères pour bloquer le processus électoral en cours, créant un véritable imbroglio juridico-politique qui a fait du Mali un pays malade de sa démocratie.
Dix-sept partis politiques sur 63 recensés, dont cinq pour l’opposition modérée, présentent des candidats à ces législatives qui devraient néanmoins permettre de sortir d’une crise déclenchée par l’annulation du premier tour au mois d’avril et permettre la poursuite du processus électoral en cours.
Se sachant mal préparée face au parti au pouvoir, l’ADEMA (Alliance pour la démocratie au Mali) du président Alpha Oumar Konaré, l’opposition aura tout fait pour empêcher la tenue des élections: annulation et refonte du code électoral, demandes systématiques de report ou d’annulation des scrutins, manifestations de rues.
Dans un pays dirigé par un démocrate convaincu, le président Konaré, à la recherche constante du consensus national, l’opposition radicale a trouvé son principal argument dans les «cafouillages» du premier tour des législatives du 13 avril, que l’ADEMA avait remporté haut la main mais qui a été annulé par la Cour constitutionnelle.
Depuis lors, l’opposition radicale réclame à cor et à cri la suspension des élections, la démission du gouvernement et la dissolution de la CENI (Commission électorale indépendante) accusée de tous les maux, mais dont elle avait pourtant exigé la création.

Sans gloire

Cette opposition «musclée», où sont regroupés des ténors politiques comme Me Mountaga Tall, Almamy Sylla ou Choguel Maiga, a également décidé de boycotter les nouvelles législatives, comme elle l’a fait pour la présidentielle du 11 mai remportée avec plus de 90% des voix, mais avec un fort taux d’abstention, par le président Konaré.
Celui-ci l’a emporté sans gloire face à un adversaire sans envergure, en l’absence de huit candidats de l’opposition qui avaient décidé de se retirer, estimant que les élections manquaient de transparence.
Depuis lors, l’opposition, qui réclame un gouvernement d’union nationale de transition, refuse de reconnaître la légitimité du président Konaré et des institutions issues de ces élections.
Ces dernières semaines, malgré diverses tentatives de médiation de la société civile et de chefs religieux inquiets, la tension est encore montée d’un cran après l’arrestation de cinq leaders de l’opposition ayant participé à une manifestation, suivie de violences, le jour de l’investiture du président Konaré.
Par souci d’apaisement, les cinq leaders ont été remis en liberté provisoire, mais, au nom de l’Etat de droit, les autorités maliennes ont refusé de libérer plusieurs opposants arrêtés après l’explosion d’une grenade qui avait fait un mort et plusieurs blessés à Bamako le jour de la présidentielle.
Née il y a cinq ans après le renversement du dictateur Moussa Traoré, condamné à mort pour «crime de sang», la jeune démocratie malienne se doit de parachever le processus électoral en cours, tout en ménageant une opposition intransigeante qui a mené une campagne «anti-vote» auprès d’électeurs très sollicités ces derniers mois.
Le taux de participation, généralement faible, sera déterminant pour ces législatives à deux tours, qui devraient permettre au Mali de renouer avec une vie politique normale après la dissolution, début mars, de l’Assemblée nationale, qui comprendra désormais 147 députés. (AFP)
Les Maliens sont de nouveau appelés à élire dimanche leurs députés, une consultation boycottée par l’opposition radicale qui intervient après une campagne marquée par des violences et des manœuvres qui ont fait douter de la jeune démocratie malienne.Depuis un an, l’opposition radicale, composée de 18 partis disparates, a multiplié manœuvres et surenchères pour bloquer le processus électoral en cours, créant un véritable imbroglio juridico-politique qui a fait du Mali un pays malade de sa démocratie.Dix-sept partis politiques sur 63 recensés, dont cinq pour l’opposition modérée, présentent des candidats à ces législatives qui devraient néanmoins permettre de sortir d’une crise déclenchée par l’annulation du premier tour au mois d’avril et permettre la poursuite du processus électoral en cours.Se...