«L’Irak a élaboré des plans pour devenir une source principale d’approvisionnement de gaz dans le monde, grâce à l’importance de ses réserves», a dit le ministre.
D’après les statistiques officielles irakiennes, les réserves gazières du pays s’établissent à 3.300 milliards de mètres cubes, dont les trois quarts sont associées au pétrole, mais les exportations irakiennes de gaz sont interdites à cause de l’embargo imposé par l’ONU à Bagdad depuis août 1990.
En 1989, l’Irak avait produit 10.680 millions de mètres cubes de gaz, dont près de 30% avaient été exportés.
Bagdad avait annoncé en mai que les travaux de construction d’un gazoduc destiné à approvisionner la Turquie en gaz irakien débuterait prochainement, conformément à un accord signé le 10 mai.
Long de 1.300 km et d’une capacité de 10 milliards de m3 par an, le gazoduc acheminerait le gaz depuis le nord de l’Irak jusqu’au port turc de Ceyhan, sur la Méditerranée. Son coût a été estimé à 2,5 milliards de dollars.
Sur un autre plan, la presse omanaise a rapporté qu’une usine de liquéfaction de gaz naturel destiné à la consommation locale est en cours de construction dans la région de Sihrol, dans le centre du sultanat d’Oman.
L’usine, qui sera opérationnelle en l’an 2000, aura une capacité de production de quelque 40.000 tonnes par an de gaz de ville, destiné à la consommation locale, a indiqué le journal Oman.
Selon le quotidien, la consommation du gaz de ville à Oman a atteint 76.000 tonnes en 1996 et 34.000 tonnes au cours des cinq premiers mois de 1997. Oman prévoit une consommation de 82.000 tonnes en 1998.
Le gouvernement avait signé en octobre dernier un accord avec un consortium de sept banques dirigées par la Britannique Natwest et la néerlandaise ABN Amro pour financer la construction d’un complexe de liquéfaction et d’un terminal d’exportation de gaz dans la région de Sour (plus de 120 km au sud de Mascate).
D’un coût de cinq milliards de dollars, ce complexe sera opérationnel en l’an 2000 et devrait produire annuellement six millions de tonnes de gaz naturel liquéfié sur 20 ans.
Selon Mascate, ce projet génèrerait au total 29 mds USD pour le gouvernement et ses partenaires étrangers.
Les réserves de gaz d’Oman ont augmenté de 20% en un an pour atteindre 900 milliards de mètres cubes en mai 1996 contre 750 mds de mètres cubes en 1995, selon un rapport de la Banque centrale omanaise, qui indique que 210 mds de mètres cubes seront alloués au complexe de Sour. (AFP).


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir