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Actualités - Chronologie

Mc Do roi en Roumanie...

Bucarest a troqué ses panneaux géants et ses façades murales d’antan exaltant le «travail socialiste» ou glorifiant M. Nicolae Ceausescu, par des publicités parfois géantes pour les produits occidentaux, essentiellement Mc Donald’s et Coca-Cola.
Et la rancœur des Roumains devant le refus de Bill Clinton — attendu pour une visite de quelques heures, vendredi — de soutenir la candidature du pays à l’OTAN semble sans effet sur la course effrénée de la population vers l’«American way of life».
Malgré les efforts des restaurants français – tel, «Le Bistrot» récemment ouvert par l’Institut français, ou «Le Petit Paris» –, et ceux de certains Roumains, pour maintenir leur tradition culinaire dans des établissements comme «Hanul lui Manuc», ou «Doi cocosi», proposant le plat national, le «sarmale», sorte de chou farci, la «restauration rapide» progresse avec fureur.
Pourtant, elle est chère. Mais elle accompagne une américanisation galopante de la société, dans un pays latin où le français reste plus prisé, mais l’anglo-américain est devenu la langue des loisirs et des affaires.
Sous Ceausescu, il y avait Pepsi. Mais Coca-Cola, qui a investi en Roumanie 180 millions de dollars depuis 1991 surclasse désormais son vieil adversaire.

Défi ou menace?
Aujourd’hui, chaque Roumain boit en moyenne 64 litres de boissons gazeuses par an – du Coca, du Fanta et du Sprite essentiellement –, fabriquées dans le pays par l’une des huit usines du groupe Coca-Cola. Les produits roumains ont pratiquement disparu du marché. Et Coca se targue d’avoir «des dizaines de milliers de détaillants» en Roumanie.
Seule l’eau gazeuse, une spécialité nationale, dans ce pays aux nombreuses sources – et où les Français de «Perrier Vittel Roumanie» tentent aussi leur chance –, oppose une timide concurrence.
«Coca» est omniprésent dans les centre-ville comme les banlieues. Même la petite rue Negustori, où siège le Parti socialiste du travail (PST, l’héritier du Parti communiste) a dû abandonner ses pans de mur à «coke».
Parallèlement, depuis deux ans, le phénomène «Mc Donald’s» casse tout. Mille deux cents personnes y travaillent déjà, pour un seul expatrié, le directeur britannique Paul Booth.
Le premier des «restaurants» s’est ouvert en 1995 sur l’immense place Unirii, à Bucarest. Aujourd’hui, la capitale en compte 11, et en province, on en trouve 10, dont deux à Timisoara (ouest). A Cluj (ouest), les résistances n’ont pas manqué, mais Mc Do a gagné. «C’était un défi, non une menace», assure M. Booth.
Le directeur balaie les critiques sur «l’uniformisation des villes», selon les critères américains et la «perte d’identité». «Il y a le choix, il y a les restaurants roumains, français. Mais, pour la qualité et l’accueil, nous sommes les meilleurs», affirme-t-il.
Les investissements de l’entreprise s’élèvent à 27 millions de dollars, et elle prévoit d’en injecter onze de plus d’ici fin 1997.
Sur Magheru, l’avenue «chic», Mc Do s’est même installé à l’emplacement d’un restaurant roumain traditionnel, «Elegant».
Mais les prix restent élevés pour le consommateur roumain, – 10.500 lei, (1,8 USD) le «Big Mac» –, et les grandes salles sont parfois vides. «Nous ne sommes pas inquiets», assure M. Booth. La viande, importée jusqu’ici d’Australie, devrait être bientôt produite en Roumanie, après autorisation de la Commission européenne.
Mais les clients des Mc Do ont souvent des surprises. Dans le petit «restaurant» proche de l’aéroport Otopeni, des chiens errants s’invitent souvent. (AFP)
Bucarest a troqué ses panneaux géants et ses façades murales d’antan exaltant le «travail socialiste» ou glorifiant M. Nicolae Ceausescu, par des publicités parfois géantes pour les produits occidentaux, essentiellement Mc Donald’s et Coca-Cola.Et la rancœur des Roumains devant le refus de Bill Clinton — attendu pour une visite de quelques heures, vendredi — de soutenir la candidature du pays à l’OTAN semble sans effet sur la course effrénée de la population vers l’«American way of life».Malgré les efforts des restaurants français – tel, «Le Bistrot» récemment ouvert par l’Institut français, ou «Le Petit Paris» –, et ceux de certains Roumains, pour maintenir leur tradition culinaire dans des établissements comme «Hanul lui Manuc», ou «Doi cocosi», proposant le plat national, le «sarmale»,...