Plusieurs participants à la conférence, qui réunit quelque 650 délégués de 30 pays, ont dénoncé le rôle joué par la pollution dans le cancer du sein.
Des chercheurs ont souligné que les animaux d’élevage absorbaient des hormones cancérigènes, transférées aux humains qui mangent de la viande, et que justement le cancer du sein était plus fréquent dans les régions où l’on mange le plus de viande, comme l’Amérique du Nord ou l’Europe, que dans les pays au régime davantage végétarien comme le Japon. D’autres ont souligné les bienfaits de régimes pauvres en graisses et riches en fibres.
La pollution de l’eau a été également mise en cause. Selon certaines études, les cancers du sein sont plus fréquents dans des zones où la pollution de l’eau est importante, comme la région de San Francisco ou celle des Grands Lacs.
La veille, le médecin mexicain Francisco Contreras avait été vivement applaudi quand il avait expliqué le traitement que l’on offre dans sa clinique, à Tijuana, à base de vitamine C, de cartilage de requin et de Laetrile, substance dérivée des noyaux d’abricot. Un expert canadien en épidémiologie du cancer, Eric Holowaty, avait estimé — sous les huées — qu’il s’agissait d’une escroquerie. M. Contreras fait payer son traitement 18.000 dollars américains la première année et 5.000 dollars les années suivantes. «Nous voulons des preuves, pas des certitudes», a déclaré M. Holowaty.
Par ailleurs, un débat s’est développé sur la nécessité des mammographies, fortement encouragées par les médecins pour les femmes de plus de 50 ans. Certains participants se sont insurgés contre l’exposition systématique de ces femmes aux rayons X sans preuve absolue qu’une détection de la maladie à un stade précoce puisse en réduire le risque.
Plusieurs scientifiques se sont déclarés favorables à des thérapies alternatives, mais ont manifesté la crainte que les femmes ne refusent les mammographies, les chirurgies et les traitements pour des pratiques dont l’efficacité n’était pas prouvée.
Enfin, la conférence a étudié le cancer du sein chez les hommes, qui représentent un à deux pour cent des cas. Le cancer du sein serait plus fréquent chez les hommes de race noire, qui auraient un plus haut niveau d’oestrogène. (AFP)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir