Il a ajouté, à l’issue de son audition par la commission de la Défense de l’Assemblée nationale, qu’il espérait que l’ouverture du capital de Thomson-CSF serait réalisée d’ici la fin de l’année.
«Le premier ministre s’est exprimé en disant qu’il fallait que l’Etat, de ce point de vue, garde une part déterminante. Nous allons lancer une procédure, en toute impartialité», a souligné devant la presse le ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. Il a affirmé il n’y avait pas, de la part du gouvernement, de «choix préalable», contrairement à des informations circulant dans la presse.
«On verra à ce moment là avec ces différents opérateurs possibles comment ils conçoivent le fait que l’Etat conserve son rôle déterminant», a-t-il dit, ajoutant que le gouvernement actuel entendait ainsi se démarquer de la démarche suivie par celui d’Alain Juppé. «Ce que nous souhaitons, et c’est là la différence, c’est que l’Etat — par sa part au capital, par d’autres procédures, de golden share ou ce que l’on veut — garde un rôle important dans l’avenir de Thomson», a-t-il souligné.
«Quand on est à 58% et que l’on veut passer une alliance avec un partenaire c’est difficile de rester au-dessus de 50%. C’est bien pourquoi le premier ministre a dit une part déterminante et (non) pas une part majoritaire», a-t-il précisé, interrogé sur le passage de la part de l’Etat sous les 50%. il n’a pas exclu en outre que cette participation soit ramenée à une minorité de blocage (33%). «Je pense que c’est une bonne solution mais que l’on peut concevoir d’autres schémas. Pour le moment rien n’est arrêté dans ce domaine. Ça va se faire dans les toutes prochaines semaines», a ajouté Dominique Strauss-Kahn.
Il a précisé que la méthode du gouvernement consistait à privilégier dans un premier temps les alliances avec des opérateurs français, même si des discussions avec des partenaires européens pouvaient être également entreprises dans un deuxième temps.
L’objectif du gouvernement est de régler «le plus vite possible» la question de Thomson, a-t-il poursuivi, estimant que «si c’est possible, il faudrait pouvoir y arriver» d’ici la fin de l’année. «C’est un dossier qui a beaucoup trainé et dans lequel le gouvernement précédent s’est enlisé 18 mois. Si on peut le traiter en quelques mois ce sera une belle réussite». (Reuter)

