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Actualités - Chronologie

Faraj Sarkouhi devant la justice iranienne très prochainement


L’écrivain-journaliste contestataire iranien Faraj Sarkouhi, accusé «d’espionnage» par les autorités iraniennes, comparaîtra devant la justice «très prochainement», selon un responsable iranien qui a toutefois laissé entrevoir une possible clémence.
Le secrétaire de la Commission islamique iranienne pour les droits de l’homme (CIDH), M. Mohammad-Hassan Ziai-Far, a affirmé que Sarkouhi, dont le cas a soulevé une importante émotion dans la communauté internationale, se trouvait en prison et serait jugé «publiquement», en présence d’un avocat.
M. Ziai-Far, dont les propos sont rapportés par la presse iranienne mercredi, n’a toutefois pas mentionné sous quel chef d’accusation M. Sarkouhi allait comparaître.
Il a fait état d’une lettre de l’écrivain, datée du 8 juillet, dans laquelle il reconnaîtrait «certaines fautes» et demanderait aux pays étrangers, en particulier l’Allemagne, de «ne pas se mêler de cette affaire intérieure».
Sarkouhi aurait écrit, selon M. Ziai-Far, «qu’il n’y avait aucune mauvaise intention dans ses relations avec certaines missions diplomatiques et centres culturels et a demandé à la CIDH de faire tout ce qui était possible pour réduire les sanctions».
Le secrétaire de la CIDH a laissé entrevoir un espoir de clémence en affirmant que «la cour ne peut pas le déclarer coupable s’il est prouvé qu’il n’avait pas de mauvaises intentions».
Le 24 juin dernier, le chef du pouvoir judiciaire iranien, l’ayatollah conservateur Mohammad Yazdi, avait tenu des propos plus durs en indiquant que M. Sarkouhi était accusé «d’espionnage au profit d’un pays étranger». Ce délit est passible de la peine capitale en Iran.
M. Yazdi avait laissé entendre qu’une première audience avait déjà eu lieu, sans en préciser le lieu et la date, et indiqué que le procès se déroulerait à huis clos.

Nombreux démêlés

L’écrivain Faraj Sarkouhi, rédacteur en chef de la revue «Adineh» (Vendredi), avait signé en 1994 une pétition de 134 intellectuels demandant une plus grande liberté d’expression.
Après de nombreux démêlés l’an dernier avec le pouvoir — dont une arrestation au cours d’un dîner au domicile de l’attaché culturel allemand à Téhéran —, il avait été arrêté une nouvelle fois en février pour, selon les autorités iraniennes, avoir tenté de fuir illégalement le pays.
Il avait également affirmé avoir été arrêté à la fin de l’année dernière à l’aéroport de Téhéran alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour l’Allemagne, puis détenu dans des conditions extrêmement dures pendant plusieurs semaines par les services de renseignements iraniens.
De nombreux pays occidentaux, en particulier l’Allemagne, ainsi que des organisations de défense des droits de l’homme et associations culturelles sont intervenues à de multiples reprises auprès de Téhéran en faveur de M. Sarkouhi.
Cette affaire dans laquelle l’Iran met implicitement en cause l’Allemagne survient alors que les relations entre Téhéran et Bonn se sont fortement dégradées depuis le jugement de la justice allemande le 10 avril dernier, accusant l’Etat iranien d’implication dans une affaire d’assassinats politiques à Berlin en 1992.
L’annonce du procès de M. Sarkouhi survient également à quelques semaines de l’investiture du président Mohammad Khatami, candidat de la gauche radicale et de la faction modérée du régime. Ancien ministre de la Culture, populaire parmi les intellectuels iraniens pour ses vues modérées dans les affaires culturelles, M. Khatami doit prendre ses fonctions le 3 août prochain. (AFP)
L’écrivain-journaliste contestataire iranien Faraj Sarkouhi, accusé «d’espionnage» par les autorités iraniennes, comparaîtra devant la justice «très prochainement», selon un responsable iranien qui a toutefois laissé entrevoir une possible clémence.Le secrétaire de la Commission islamique iranienne pour les droits de l’homme (CIDH), M. Mohammad-Hassan Ziai-Far, a affirmé que Sarkouhi, dont le cas a soulevé une importante émotion dans la communauté internationale, se trouvait en prison et serait jugé «publiquement», en présence d’un avocat.M. Ziai-Far, dont les propos sont rapportés par la presse iranienne mercredi, n’a toutefois pas mentionné sous quel chef d’accusation M. Sarkouhi allait comparaître.Il a fait état d’une lettre de l’écrivain, datée du 8 juillet, dans laquelle il reconnaîtrait...