Au cours de cette réunion, une plate-forme concernant la composition et les prérogatives d’une commission indépendante de surveillance des élections, a été également adoptée.
La rencontre a été boycottée par les principaux partis de l’opposition démocrate, dont le Front des forces socialistes (FFS) et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).
L’annonce de la date de ces élections survient alors que les autorités viennent de faire des gestes en direction de l’opposition islamiste modérée et des partis soutenant un dialogue avec le Front islamique du salut.
Elle survient également alors que les violences ont redoublé d’intensité: en cinq jours, plus de 110 personnes ont été assassinées dans des massacres collectifs de villageois et des attentats à la bombe. Le dernier attentat, lundi matin, a fait 29 morts et une centaine de blessés, sur un marché à Baraki (banlieue-Est). Le bilan officiel était de 21 morts et de 40 blessés.
L’Algérie, par ces élections, achève de mettre en place ses institutions élues, dont la première étape a été l’élection présidentielle du 16 octobre 1995 remportée par M. Zéroual.
Elle a été suivie, en novembre 1996, d’un référendum sur la révision de la constitution de 1989 et des législatives du 5 juin dernier qui ont donné la majorité à l’Assemblée aux partis dits «conservateurs», le Rassemblement national démocratique (RND), le «parti du président», avec 156 sièges sur les 380 de l’Assemblée, et le Front de libération nationale (FLN-ancien parti unique), avec 62 sièges. (AFP)


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