Ce dernier évoque à cet égard la «faillite morale» et la «performance honteuse» de l’ONU.
Dans ce texte, l’Assemblée prie les autorités israéliennes de lui fournir toutes les informations nécessaires sur les biens produits dans les colonies juives.
Elle recommande à ses membres «de vivement décourager les activités qui contribuent directement à la construction ou au développement des colonies israéliennes dans les territoires occupés palestiniens, dont Jérusalem».
L’ONU «demande à Israël de communiquer aux Etats membres les informations nécessaires sur les biens produits ou fabriqués dans les colonies illégales» — une requête qui pourrait déboucher sur le boycott des produits visés.
Le texte a été adopté par 131 voix, trois contre et 14 abstentions lors d’une réunion d’urgence de l’Assemblée générale.
Résolution «partiale»
Un récent rapport du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, critiquant la politique de colonisation israélienne, avait incité les membres arabes de l’organisation à réclamer une séance spéciale.
Les Etats-Unis, Israël et la Micronésie ont voté contre la résolution. Se sont abstenus: Andorre, l’Australie, le Costa Rica, la Croatie, l’Allemagne, la Lettonie, la Lituanie, les Iles Marshall, le Nicaragua, la Roumanie, la Russie, le Rwanda, la Slovaquie et l’Ouzbékistan.
La résolution condamne le refus de l’Etat hébreu de mettre fin au programme immobilier Har Homa (Abou Ghneïm en arabe) qui prévoit la construction de 6.500 logements pour les juifs dans la partie arabe de Jérusalem. L’ONU avait voté en avril dernier une résolution exhortant les autorités israéliennes à renoncer au projet.
Elle recommande également la tenue d’une conférence des signataires de la IVe Convention de Genève qui interdit l’implantation de colonies dans les territoires occupés. Elle demande enfin au secrétaire général de l’ONU de remettre un rapport sur le sujet dans les trois mois qui viennent.
Le représentant des Etats-Unis à l’ONU, Bill Richardson, a jugé cette résolution «partiale», soulignant qu’elle visait non au rétablissement de la confiance et du dialogue mais à la «confrontation».
Une première mouture de la résolution, beaucoup plus sévère, appelait au boycott économique des colonies israéliennes et suggérait l’exclusion de l’Etat hébreu de l’Assemblée générale des Nations Unies, qui compte 185 membres.
A Damas, le journal «al-Baas» s’est félicité de la résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies.
«Il est vrai que la résolution de l’ONU n’est pas contraignante mais elle prouve qu’Israël est devenu l’ennemi numéro un de la paix et qu’il est à l’origine des dangers qui menacent le Proche-Orient et le monde entier», a estimé le journal.(AFP-Reuter)


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