Des groupes de trafiquants de drogue utilisent de plus en plus le réseau Internet pour coordonner leurs activités, assure la revue dans son numéro daté de mardi. Mais certains gouvernements ont décidé de contre-attaquer en créant eux aussi des sites Web.
La guérilla communiste colombienne des «Forces armées révolutionnaires de Colombie» (FARC), dont une unité baptisée Bloc du Sud contrôlerait 30.000 hectares de plantations de coca, doit tenir une réunion secrète sur le trafic de drogue exclusivement sur invitations au Costa Rica en juillet, assure la revue.
Certaines des invitations à cette conférence ont été transmises via l’Internet, affirme le JDW. La conférence doit porter notamment sur le trafic, la production, le marketing et la consommation de drogue.
Les FARC ont également ouvert un site Web qui rencontre cependant des difficultés à trouver un serveur l’abritant de manière permanente.
L’armée colombienne a, de son côté, créé un site pour fournir, mais également tenter d’obtenir, des informations sur les barons du trafic de drogue. Lors du premier jour de son lancement, plus de 1.000 personnes auraient visité le site, assure l’armée.
En outre, selon la revue, des hauts responsables de la police d’Amérique centrale et du sud ont récemment décidé de lancer un site Web crypté afin de partager des informations sur les activités des organisations de trafiquants de drogue et de leurs chefs.
Ces pays — le Brésil, la Bolivie, la Colombie, l’Equateur, le Panama, le Pérou et le Vénézuéla — partageront notamment leurs informations sur la localisation de laboratoires ou de plantations, ainsi que sur des transports de chargements entre leurs frontières.
La revue ne donne pas les adresses Internet des sites Web des FARC ou de l’armée colombienne. (AFP)

