Un accord a été conclu avec le fabricant pour les vendre à un dollar seulement et dix pays ont déjà passé commande dont le Zimbabwe, l’Afrique du Sud, la Zambie, la Côte d’Ivoire, le Brésil et la Thaïlande.
Une trentaine d’autres pays ont fait connaître leur intérêt.
Selon une étude d’ONUSIDA dans le milieu des prostituées en Thaïlande une réduction des maladies sexuellement transmissibles (MST) a été constatée là où celles-ci avaient recours à ce condom.
Dans 34 établissements proposant l’option du préservatif féminin en plus de celui masculin, l’incidence des MST a diminué de 34% par rapport à 37 établissements où seul le condom masculin était disponible, indique l’étude.
Le condom féminin, qui est une sorte de fourreau lubrifié voisin du préservatif masculin, offre aux femmes «une option supplémentaire précieuse», constate l’ONUSIDA.
Lors de travaux de recherche au Costa Rica, en Indonésie, au Mexique et au Sénégal, les femmes ont en outre indiqué qu’elles «se sentaient plus fortes» parce qu’elles pouvaient utiliser elles-mêmes un préservatif.
Celui-ci est souvent vécu comme une réappropriation par les femmes de leur vie sexuelle et reproductive, est-il souligné.
L’ONUSIDA avance le chiffre de quelque 3 millions d’utilisatrices dans des pays développés comme les Etats-Unis ou la Suisse, tout en affirmant ne pas connaître les chiffres de vente du fabricant.
Elle a négocié avec celui-ci un prix ramené de deux à un dollar faisant valoir une clientèle potentielle de 7 à 13 millions de femmes d’ici à 1999 dans les pays en développement.
Le condom féminin en polyuréthane est plus solide que celui masculin en latex et serait efficace à 95% pour se prémunir de la transmission du virus VIH.
Il peut en outre être placé plusieurs heures avant les rapports et il n’est pas absolument nécessaire de l’ôter dès après la relation.(AFP)


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