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Actualités - Chronologie

Bosnie Les adversaires de Plavsic font monter la pression

Les adversaires de la présidente de la Republika Srpska (RS, entité serbe de Bosnie), Biljana Plavsic, ont fait monté la pression et haussé le ton après l’annulation d’une rencontre, dimanche, entre Mme Plavsic et ses détracteurs, sans pour autant fermer la porte à la négociation.
Momcilo Krajisnik, membre serbe de la présidence collégiale bosniaque et chef de la ligne «dure» des dirigeants de la RS, a déclaré avoir proposé à Mme Plavsic d’annuler sa décision de dissoudre le Parlement. «En contrepartie, le Parlement arrêterait la procédure de sa révocation», a ajouté M. Krajisnik.
Cette proposition, qui ressemble à un compromis, est en fait inacceptable pour Mme Plavsic. L’accepter reviendrait à reconnaître pour la présidente qu’elle n’a pas le droit d’utiliser ses prérogatives présidentielles et son échec dans la lutte qui l’oppose à ses adversaires politiques.
Mme Plavsic a le droit de dissoudre le Parlement, en vertu de la Constitution de la RS, et ce droit lui a été reconnu par la communauté internationale qui la soutient dans son conflit.
La présidente avait décidé le 3 juillet de dissoudre le Parlement pour tenter de neutraliser ses adversaires au sein de la direction de la RS. Le gouvernement avait annulé cette mesure quelques heures plus tard, permettant au Parlement de se réunir, de voter plusieurs lois défavorables à la présidente et d’entamer la procédure de sa destitution.
Cette montée de pression de la part des adversaires de Mme Plavsic, qui l’accusent d’être trop «conciliante» face à la communauté internationale et de faire ainsi le jeu des ennemis de la RS, intervient alors qu’une réunion prévue dimanche à Banja Luka (nord-ouest) entre Mme Plavsic et une délégation de trois membres de la ligne «dure» conduite par M. Krajisnik, a été annulée en raison d’une maladie de la présidente.
«J’ai le droit de douter de sa bonne volonté», a déclaré M. Krajisnik à la télévision officielle de la RS, dominée par les adversaires de Mme Plavsic.
Le porte-parole de Mme Plavsic et son chef de cabinet avaient affirmé dimanche soir que la présidente «gard(ait) le lit à la maison avec une forte fièvre».

Mesure «insensée»

M. Aleksa Buha, président par intérim du Parti démocratique (SDS, au pouvoir) et membre de la délégation qui devait rencontrer dimanche la présidente, a lui aussi estimé «erronée» la décision de Mme Plavsic de dissoudre le Parlement.
Dragan Kalinic, président du Parlement, a pour sa part qualifié d’«insensée» cette mesure de la présidente dont l’objectif était, selon lui, «la création d’une situation de chaos qui aurait permis de supprimer la RS et de la placer sous protectorat international».
Face à cette surenchère, la présidente a réagi par son chef de cabinet et conseiller juridique interposé.
Milan Dupor a déclaré au cours d’une conférence de presse qu’un groupe international d’experts juridiques, créé en vertu des accords de Dayton, avait donné un avis selon lequel la décision de Mme Plavsic de dissoudre le Parlement était légale et que le gouvernement n’avait pas le pouvoir de l’annuler.
Cette décision de ce groupe d’experts est obligatoire pour toutes les parties en conflit, y compris pour la Cour constitutionnelle de la RS. Cette cour avait pris la semaine dernière une mesure suspendant provisoirement la décision de la présidente de dissoudre le Parlement jusqu’au règlement du litige sur le fond.
Malgré la profondeur des dissensions, une porte a été laissée ouverte à la négociation par M. Krajisnik et ses partisans.
Ils ont décidé de rester une journée de plus à Banja Luka, fief de Mme Plavsic, dans l’espoir de la rencontrer. Le cabinet de la présidente a indiqué que Mme Plavsic était à son poste mais n’était pas en mesure de fournir son emploi du temps.
Si la rencontre ne pouvait pas se tenir, M. Krajisnik partirait tout en laissant à Banja Luka ses proches collaborateurs, MM. Buha et Kalinic, pour tenter de rencontrer Mme Plavsic et résoudre la crise au sommet de la RS. (AFP)
Les adversaires de la présidente de la Republika Srpska (RS, entité serbe de Bosnie), Biljana Plavsic, ont fait monté la pression et haussé le ton après l’annulation d’une rencontre, dimanche, entre Mme Plavsic et ses détracteurs, sans pour autant fermer la porte à la négociation.Momcilo Krajisnik, membre serbe de la présidence collégiale bosniaque et chef de la ligne «dure» des dirigeants de la RS, a déclaré avoir proposé à Mme Plavsic d’annuler sa décision de dissoudre le Parlement. «En contrepartie, le Parlement arrêterait la procédure de sa révocation», a ajouté M. Krajisnik.Cette proposition, qui ressemble à un compromis, est en fait inacceptable pour Mme Plavsic. L’accepter reviendrait à reconnaître pour la présidente qu’elle n’a pas le droit d’utiliser ses prérogatives présidentielles et...