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Actualités - Chronologie

Sur les traces du viking qui a découvert le nouveau monde

Onze Américains et un Inuit (esquimo) s’embarquent le 16 juillet de Brattahlid, au sud du Groenland, à bord d’un drakkar, réplique de celui emprunté il y a mille ans par le Viking légendaire Leif Eriksen pour partir à la découverte de l’Amérique cinq siècles avant Christophe Colomb.
Ces hommes, âgés de 17 à 55 ans, tous volontaires, s’apprêtent dans un mélange d’excitation et de nervosité à refaire ce voyage de plus de 3.000 kilomètres, utilisant la route qui avait conduit Leif dit «l’Heureux» de la rade de Brattahlid, près de Narsarsuaq, jusqu’à Terre-Neuve, guidé par le soleil et les étoiles et avec la seule force du vent... et des rames.
«Je voulais refaire ce voyage. C’était un rêve d’enfant que je caressais depuis si longtemps, depuis que j’ai lu un livre sur les Vikings», confie le chef de l’expédition, l’écrivain Hodding Carter, 34 ans.
«Ce rêve s’est ravivé il y a trois ans, quand j’avais trouvé au grenier un livre de mon enfance sur ces Vikings, aventuriers et pionniers, qui étaient de sacrés explorateurs», dit-il.
Marié et père de deux jumelles, Hodding, originaire de Virginie-Occidentale, a fait financer par une firme de vente par correspondance le projet «Viking Voyage 1000», qui a coûté 600.000 dollars.
Le drakkar, copie de celui trouvé dans l’estuaire danois de Roskilde (ouest de Copenhague) a été construit en sept mois à Hermit Island, dans le Maine.
«Snorri», du nom du premier enfant viking né en Amérique, selon la saga, est équipé d’une voile carrée en toile.

Côtes inexplorées

«Il n’y a pas de pont ou d’endroit pour se protéger des intempéries, ni de moteur à bord, souligne Hodding. Si le vent venait à faire défaut, on pourra toujours naviguer à la force des huit rames, bien que ce soit très dur, car le drakkar ne pèse pas moins de 27 tonnes, dont 15 tonnes de ballast».
Le bateau emporte une radio, un système de positionnement satellitaire, des boussoles et une embarcation de sauvetage pour parer à tout imprévu.
Hodding souligne le danger présenté par les icebergs, le brouillard, le risque d’hypothermie si on tombe dans une eau qui fait 5 degrés en moyenne et le début de la saison des ouragans dès fin août.
«Ce voyage, qui devrait durer 6 à 8 semaines, est plus difficile que celui effectué par Leif Eriksen, parce que le climat était plus chaud il y a mille ans et qu’il n’y avait pas autant de glaces».
«Nous ferons comme les Vikings, nous toucherons terre de temps à autre pour nous ravitailler et parler avec les indigènes, mais plusieurs endroits des côtes groenlandaises, de Baffin Island et du Labrador demeurent inexplorés, et pleins d’ours polaires».
Leif «l’Heureux» ou le «Chanceux» — surnom qu’il avait reçu pour avoir sauvé des naufragés sur un îlot au large du cap Farvel (pointe sud du Groenland) — était le fils d’Eric le Rouge, Viking norvégien banni de son pays pour crimes répétés et qui découvrit le Groenland — la «terre verte» — vers l’an 982, s’établissant à Brattahlid, premier campement viking au sud de l’île.
Selon la saga, Leif partit vers l’an 986, longeant la côte ouest jusqu’à Vesterbygden (Sisimiut) avant de traverser le détroit de David pour gagner la terre de Baffin puis Terre-Neuve.
Il venait de découvrir ce qu’il appela «Vinland», la «terre de la vigne, des forêts et des pierres plates» qui deviendrait l’Amérique. Il y resta avec ses compagnons pendant neuf ans avant d’en repartir après des démêlés avec les «Skrealings», Eskimos ou Algonquins du Labrador. (AFP)
Onze Américains et un Inuit (esquimo) s’embarquent le 16 juillet de Brattahlid, au sud du Groenland, à bord d’un drakkar, réplique de celui emprunté il y a mille ans par le Viking légendaire Leif Eriksen pour partir à la découverte de l’Amérique cinq siècles avant Christophe Colomb.Ces hommes, âgés de 17 à 55 ans, tous volontaires, s’apprêtent dans un mélange d’excitation et de nervosité à refaire ce voyage de plus de 3.000 kilomètres, utilisant la route qui avait conduit Leif dit «l’Heureux» de la rade de Brattahlid, près de Narsarsuaq, jusqu’à Terre-Neuve, guidé par le soleil et les étoiles et avec la seule force du vent... et des rames.«Je voulais refaire ce voyage. C’était un rêve d’enfant que je caressais depuis si longtemps, depuis que j’ai lu un livre sur les Vikings», confie le chef...