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Actualités - Chronologie

TWA : aucun signe d'acte criminel un an après la catastrophe

Un an après la catastrophe du Boeing 747 de la TWA, les responsables de l’enquête ont indiqué ce week-end devant le Congrès qu’il n’existait aucune preuve tangible d’acte criminel. L’enquête se poursuit, mais «nos efforts jusqu’ici n’ont pas permis de trouver des preuves tangibles qui indiqueraient que la perte du vol 800 serait le résultat d’un acte criminel», a déclaré James Kallstrom, le responsable du FBI (sûreté fédérale) attaché à l’investigation.
Deux cent trente personnes ont péri le 17 juillet 1996 au soir dans l’explosion en vol au large de Long Islang (New York) du Boeing 747 de la TWA, peu après son décollage de l’aéroport John F. Kennedy à New York pour un vol à destination de Paris.
Le président du Bureau national pour la sécurité des transports (NTSB), James Hall, sans pour autant exclure la possibilité d’un acte criminel, a indiqué que six théories principales demeuraient à l’étude sur les causes de l’explosion du réservoir central du Boeing, qui était pratiquement vide mais qui contenait des émanations gazeuses de kérosène.
Celles-ci prennent notamment en compte la possibilité d’un court-circuit dans des câbles électriques du réservoir ou d’une étincelle due à de l’électricité statique.
M. Hall a également reconnu que des «différences d’opinion» existent entre le NTSB et l’agence fédérale chargée de l’aviation, la FAA, sur les mesures à prendre pour réduire les risques d’explosion accidentelle des réservoirs d’avion.
«Nous estimons que davantage pourrait être fait (en attendant la conclusion de l’enquête) pour réduire la possibilité d’une autre explosion dans un réservoir,» a affirmé M. Hall devant la sous-commission de la Chambre des représentants chargée de l’aviation.
«La probabilité d’une explosion est déjà très faible mais si elle pouvait être rendue encore plus faible, sans coût excessif, nous estimons que l’effort mériterait d’être fait,» a affirmé M. Hall.

Les conséquences

Un responsable de la FAA, Guy Gardner, a souligné pour sa part que les mesures proposées par le NTSB — dont des modifications au niveau des réservoirs et leur remplissage systématique pour limiter les quantités de gaz et abaisser la température du kérosène — auraient «des conséquences potentielles très étendues», non seulement sur des milliers d’avions Boeing mais sur les apapreils d’autres constructeurs.
Des tests supplémentaires doivent tout d’abord avoir lieu, a souligné M. Gardner.
A cet effet, le NTSB entend mener à partir du week-end prochain des tests à bord d’un Boeing 747 qui retracera le même chemin que le vol 800 pour analyser les changements de température, de pressions et la composition chimique des vapeurs des réservoirs de l’avion.
Des simulations par ordinateurs seront également effectuées pour mieux comprendre la façon dont une explosion dans un réservoir se propage à travers l’avion.
Alors que des cérémonies pour commémorer les victimes de l’accident sont prévues cette semaine à Long Island, les parlementaires américains ont entamé une campagne pour obtenir des compensations financières supplémentaires pour les familles des victimes.
En effet, l’avion s’est abîmé à plus d’un mille marin de la terre ferme et les familles des victimes ne peuvent être indemnisées — aux termes de la loi sur les morts en haute mer — que pour les pertes de salaire de leurs proches.
Une quarantaine de représentants ont déposé un projet de loi visant à permettre aux tribunaux d’accorder de plus larges dommages et intérêts lors de tels accidents, y compris rétroactivement dans le cas du vol 800 de la TWA. (AFP)
Un an après la catastrophe du Boeing 747 de la TWA, les responsables de l’enquête ont indiqué ce week-end devant le Congrès qu’il n’existait aucune preuve tangible d’acte criminel. L’enquête se poursuit, mais «nos efforts jusqu’ici n’ont pas permis de trouver des preuves tangibles qui indiqueraient que la perte du vol 800 serait le résultat d’un acte criminel», a déclaré James Kallstrom, le responsable du FBI (sûreté fédérale) attaché à l’investigation.Deux cent trente personnes ont péri le 17 juillet 1996 au soir dans l’explosion en vol au large de Long Islang (New York) du Boeing 747 de la TWA, peu après son décollage de l’aéroport John F. Kennedy à New York pour un vol à destination de Paris.Le président du Bureau national pour la sécurité des transports (NTSB), James Hall, sans pour...