Le ministre égyptien de la Santé Ismaïl Sallam a maintenu l’interdiction d’exciser dans tous les hôpitaux publics et privés en Egypte en dépit du jugement du tribunal administratif de première instance du Caire qui a autorisé le 24 juin de nouveau l’excision.
«Nous avons fait appel ces derniers jours devant le Conseil d’Etat contre le Jugement et jusqu’à son verdict nous n’autorisons aucune excision dans les hôpitaux publics et privés», a affirmé le ministre, cité samedi par la presse.
Une porte-parole du ministère, Mme Nagwa Chaabane, a indiqué samedi à l’AFP que M. Sallam «est convaincu à 100% de la nécessité de mettre un terme à cette coutume nocive à la santé et que la loi lui accorde le droit de ne pas mettre en exécution la décision de la cour administrative de première instance jusqu’à ce que l’appel soit examiné».
Selon elle, «la date du procès n’a pas encore été fixée».
Vingt-quatre heures après le verdict du 25 juin, l’Organisation égyptienne des droits de l’Homme (OEDH) avait également affiché son intention de faire appel devant la justice contre ce jugement.
Sur recommandation du Conseil d’Etat égyptien, la plus haute instance juridique administrative, le tribunal administrative du Caire a annulé le décret du ministre de la Santé, promulgué en juillet 1996, interdisant l’excision. Elle a considéré que ce décret constituait un «abus de pouvoir».
Le tribunal a estimé que «le ministère ne peut décider seul par décret d’interdire, donc de criminaliser, une pratique sur laquelle il n’existe pas de consensus parmi les ulémas».


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