A Bou Ismaïl, 14 personnes d’une même famille ont été tuées dans la nuit de vendredi à samedi par un groupe armé, parmi lequel un membre de cette famille.
Samedi matin, sept voyageurs ont été tués et onze autres blessés dans l’attaque d’un autobus par un groupe armé près de Dellys, selon les mêmes sources.
C’est la troisième tuerie depuis jeudi dernier où huit personnes avaient été massacrées par un groupe armé à Hattatba, près de Tipaza (Ouest), portant ainsi à près d’une trentaine, le nombre des morts en trois jours.
Près de la petite ville balnéaire de Bou Ismaïl, à une trentaine de kilomètres d’Alger, au douar Balili, le nommé Miloud ou Mechrour, selon les journaux, membres d’un groupe armé, a ordonné le massacre de sa propre famille.
«Tuez-les tous», a-t-il ordonné à ses hommes, une quinzaine, «habillés en tenue de parachutistes portant des armes à feu et des épées», précise Liberté, ajoutant que Miloud a mené cette attaque contre sa famille en représailles contre son père, ancien membre d’un groupe d’autodéfense, mais dont il aurait été exclu à cause de l’appartenance de son fils à un groupe armé.
Mechrour «a égorgé son père, sa mère, son frère et d’autres voisins», précise de son côté El-Watan, ajoutant que cinq hommes, cinq femmes, trois garçons âgés de 4 à 13 ans et une fillette de cinq ans, ont été massacrés.
El-Khabar indique de son côté que «le fils de la famille, terroriste», a invité ses compagnons à dîner. «Après le dîner, les invités ont exécuté leur crime», précise-t-il.
Près de Dellys, au lieu-dit Targa Oulmou, un car de voyageurs reliant Dellys à Alger a été attaqué samedi matin au mortier artisanal, le «hab-hab», selon Liberté, avec une bombe actionnée à distance, selon La Tribune.
Sept voyageurs ont été tués et onze blessés, tous originaires des villages environnants. Les agresseurs seraient au nombre de trois.
Selon La Tribune, cette attaque serait «une revanche contre les citoyens de la région qui auraient participé à repousser une attaque menée par des groupes armés, le week-end dernier, contre le village de Tissira», voisin.
Tourner la
page du passé
Entre-temps, le ministre français des Affaires étrangères, M. Hubert Védrine, a exhorté les Français vivant en Algérie à tourner la page du passé lors d’une rencontre avec cette communauté et a demandé aux hommes d’affaires à investir dans ce pays.
M. Védrine, convié à inaugurer une stèle érigée dans l’enceinte de l’ambassade à la mémoire des fonctionnaires français assassinés dans des attentats revendiqués par le Groupe islamique armé (GIA), a invité l’assistance à se tourner résolument vers «l’avenir».
Il s’est recueilli à la mémoire des Français assassinés et a rendu hommage à la communauté française encore présente en Algérie malgré les dangers. Une centaine de personnes, dont l’archevêque d’Alger, Mg Henri Teissier, assistaient à la rencontre.
M. Védrine a estimé que les femmes et les hommes assassinés étaient morts «pour une mission de paix» en Algérie, un pays que «vous aimez», «où vous êtes chez vous», a-t-il dit notamment à l’adresse des Français possédant également la nationalité algérienne.
La communauté française, la plus importante des communautés étrangères en Algérie, a été la plus touchée par les assassinats imputés aux groupes islamistes armés et dont la plupart ont été revendiqués par le plus radical d’entre eux, le GIA.
Quarante Français ont été assassinés depuis 1993, dont 15 religieux. Paris avait appelé à plusieurs reprises les Français non indispensables à quitter le pays.
M. Védrine a aussi invité les hommes d’affaires français à investir en Algérie et à être présents, sur le plan économique, soulignant que le forum méditerranéen qui s’est tenu vendredi et samedi à Alger, est un cadre de dialogue et un moyen de promouvoir le partenariat.
M. Védrine était arrivé vendredi après-midi pour participer au cinquième Forum méditerranéen en présence des délégations de onze pays du bassin méditerranéen. (AFP)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir