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Actualités - Chronologie

Les observateurs à Hébron : une neutralité qui suscite la confiance

Les observateurs internationaux à Hébron, avec des pouvoirs quasi-nuls, s’efforcent de croire à leur utilité au milieu des affrontements israélo-palestiniens quotidiens, ayant fait encore 17 blessés vendredi.
Leur mission officielle est de «restaurer le sentiment de sécurité des habitants palestiniens». La tâche est ardue dans la ville la plus violente de Cisjordanie.
«Notre mandat est très limité», reconnaît Stein Ulrich, le chef des 140 membres de la Présence Internationale Temporaire à Hébron (TIPH) déployée depuis janvier.
«Nous n’avons pas le droit d’intervenir, ni de publier nos rapports, qui ne sont transmis qu’aux responsables palestiniens et israéliens. Après, ils en font ce qu’ils en veulent», ajoute-t-il.
Les 20 patrouilles, composées d’observateurs norvégiens, danois, suédois, turcs, suisses et italiens, sillonnent la ville pour constater l’étendue des émeutes et prendre les photos qui ne sont qu’à usage «interne».
«Nous pouvons cependant qualifier notre action d’utile», estime M. Ulrich. Dans la salle adjacente, les agents de coordination récoltent les informations sur les émeutes, un œil rivé sur la télévision qui diffuse le Tour de France cycliste.
Reconnaissables à leurs uniformes gris à brassard rouge, les observateurs s’informent surtout de la vie quotidienne des Palestiniens de la ville, et à défaut d’intervention, disent jouer un rôle de «confidents».
«Ils viennent nous voir pour exposer leurs plaintes. Notre neutralité suscite la confiance», explique M. Ulrich.
Alors que dans la rue voisine, les soldats ripostent avec des balles caoutchoutées aux pierres jetées par de jeunes Palestiniens, une observatrice suédoise écoute patiemment les doléances du responsable de l’éducation du district de Hébron.
«Les soldats israéliens sont entrés dans une des écoles», explique Taysser Mawasda à la jeune femme qui lui promet de se rendre sur les lieux «pour constater».
«La TIPH est utile. Chaque fois que je me sens triste, je peux leur parler, même s’ils ne peuvent rien changer», confie M. Mawasda.
Les 400 colons juifs de la ville, eux, voient d’un mauvais œil la présence des observateurs. «Nous sommes une émanation des accords d’Oslo auxquels ils s’opposent depuis leur signature en 1993», explique l’attaché de presse, le Norvégien Geir Skogseth.
C’est aussi pourquoi l’Autorité palestinienne y tient et sollicite l’accord d’Israël pour renouveler pour trois mois, en août, le déploiement de la TIPH.
«Les observateurs servent à quelque chose parce qu’ils transmettent les informations sur la situation de la ville à leurs pays d’origine et dans le monde entier», explique le ministre palestinien des Collectivités locales, M. Saëb Erekat.
Mais plus encore, les Palestiniens s’attachent au symbole que représente la force multinationale. «L’activité de la TIPH à Hébron reflète l’anormalité de la situation de cette ville», indique M. Erakat.
Le chef de mission espère, quant à lui, le renouvellement du mandat afin de poursuivre une mission qu’il qualifie «d’humanitaire». «Nous sommes un des rares éléments du processus de paix encore en vie», affirme M. Ulrich. (AFP)
Les observateurs internationaux à Hébron, avec des pouvoirs quasi-nuls, s’efforcent de croire à leur utilité au milieu des affrontements israélo-palestiniens quotidiens, ayant fait encore 17 blessés vendredi.Leur mission officielle est de «restaurer le sentiment de sécurité des habitants palestiniens». La tâche est ardue dans la ville la plus violente de Cisjordanie.«Notre mandat est très limité», reconnaît Stein Ulrich, le chef des 140 membres de la Présence Internationale Temporaire à Hébron (TIPH) déployée depuis janvier.«Nous n’avons pas le droit d’intervenir, ni de publier nos rapports, qui ne sont transmis qu’aux responsables palestiniens et israéliens. Après, ils en font ce qu’ils en veulent», ajoute-t-il.Les 20 patrouilles, composées d’observateurs norvégiens, danois, suédois, turcs,...