Le porte-parole, Vladimir Efimtchik, a ajouté que la vente était ouverte à tous, y compris aux investisseurs étrangers, le règlement de la vente ne stipulant aucune interdiction à leur encontre.
La gestion de ces 38% avait été confiée en novembre 1995 par le gouvernement à la banque Oneximbank, en échange d’un prêt à l’Etat de 170,1 millions de dollars, dans le cadre d’une grande opération surnommé «crédits contre actions» extrêmement critiquée, à la fois par les communistes et les nationalistes mais aussi par des économistes indépendants.
Ils reprochaient au gouvernement — et en particulier au patron des privatisations d’alors Anatoli Tchoubaïs, actuellement premier vice-premier ministre — d’avoir fait semblant d’ouvrir ces actions à la concurrence, tout en sélectionnant d’avance des banques particulièrement proches du gouvernement, leur concédant la gestion de ces actions à des prix défiant toute concurrence.
L’entrée au gouvernement de Vladimir Potanine, président d’Oneximbank, en août 1996 avait confirmé les liens entre cette banque et le pouvoir. M. Potanine a cependant perdu son portefeuille lors du remaniement de mars dernier.
Oneximbank a néanmoins annoncé lundi son intention de participer à cette mise aux enchères, par le biais du groupement financier Interros, dont elle fait partie, selon l’agence Itar-Tass.
«Nous avons fait tous les efforts possibles pour que les enchères soient les plus transparentes possibles», a affirmé lundi un porte-parole de Oneximbank, Modesk Kolerov, en expliquant que la banque avait participé à l’élaboration des conditions de la vente.
Selon les règles fixées pour les enchères, qui seront recevables du 22 juillet au 1er août, l’acquéreur s’engage à reprendre à son compte la dette de l’Etat envers Oneximbank, et à investir 300 millions de dollars dans la mise en valeur d’un gisement de condensat de gaz encore inexploité, a indiqué M. Efimtchik. (AFP)q


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