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Actualités - Chronologie

Boxe Affaire Tyson : décision mercredi


La commission de boxe du Nevada se réunit mercredi pour décider des sanctions contre Mike Tyson, disqualifié le 29 juin lors du championnat du monde des lourds (WBA) pour avoir mordu les oreilles d’Evander Holyfield.
La commission, composée de cinq membres et présidée par un médecin, Elias Ghanem, a suspendu Tyson provisoirement après le combat et bloqué sa bourse (environ 30 millions de dollars), en attendant des sanctions définitives.
Alors qu’on ne s’explique toujours pas les raisons du comportement de Tyson, celui-ci, désireux d’éviter une suspension à vie, a présenté des excuses publiques, plaidant la perte passagère de raison.
«Ce que j’ai apprécié dans ses excuses, a dit M. Ghanem, c’est qu’il a dit avoir besoin d’une aide psychologique et d’un traitement psychiatrique. En tant que médecin, je pense que cela est significatif. Mais ces excuses ne changent pas ce qui s’est produit sur le ring».
A la troisième reprise, Tyson avait craché son protège-dents et, dans un corps à corps, sauvagement mordu l’oreille droite d’Holyfield, lui arrachant un bout de cartilage retrouvé plus tard sur le ring. Pénalisé de deux points par l’arbitre et prévenu qu’il serait disqualifié en cas de récidive, Tyson s’attaquait à l’oreille gauche peu avant la fin du round.

Plus le même boxeur

Ce comportement barbare, qui a valu à Tyson le qualificatif de cannibale par une partie de la presse, avait mis un terme prématuré au combat le plus richement doté de l’histoire avec 35 millions de dollars promis à Holyfield et 30 à Tyson.
«Ce garçon a besoin d’aide», a souligné Angelo Dundee, grande figure de la boxe, qui a notamment entraîné Muhammad Ali et Sugar Leonard. «Il a besoin d’une aide psychologique».
Pour beaucoup, les problèmes de Tyson, notamment depuis sa sortie de prison en mars 1995 après trois années derrière les barreaux pour viol, viennent de son entourage, notamment de ses managers John Horne et Rory Holloway, deux amis d’enfance, et du promoteur Don King, coupable de ne le considérer que comme une machine à faire des dollars.
Mais depuis sa mise en liberté conditionnelle, Tyson, 31 ans, n’était plus vraiment le même boxeur, malgré quatre victoires rapides et la reconquête des titres WBC et WBA avant le premier échec de novembre face à Holyfield. «Cela avait été la même chose avec Ali, a souligné Jim Jacobs, ancien manager de Tyson. Quand ils l’ont interdit de boxe pendant trois ans, après, il n’a plus jamais été le même».
La commission de boxe du Nevada doit fixer le montant de l’amende infligée à Tyson, qui pourrait aller jusqu’à 3 millions de dollars, et décider s’il sera autorisé à reboxer.
«Toute suspension supérieure à douze mois serait désastreuse pour lui, a estimé Emanuel Stewart, entraîneur notamment d’Oscar de la Hoya. Il a un style de jeune. Il n’a pas une grande technique comme Sugar Ray Robinson, Ali ou Thomas Hearns. C’est plutôt le type Joe Frazier. Et ce genre de boxeur ne combat plus très bien de toute façon après 27 ans». (AFP).
La commission de boxe du Nevada se réunit mercredi pour décider des sanctions contre Mike Tyson, disqualifié le 29 juin lors du championnat du monde des lourds (WBA) pour avoir mordu les oreilles d’Evander Holyfield.La commission, composée de cinq membres et présidée par un médecin, Elias Ghanem, a suspendu Tyson provisoirement après le combat et bloqué sa bourse (environ 30 millions de dollars), en attendant des sanctions définitives.Alors qu’on ne s’explique toujours pas les raisons du comportement de Tyson, celui-ci, désireux d’éviter une suspension à vie, a présenté des excuses publiques, plaidant la perte passagère de raison.«Ce que j’ai apprécié dans ses excuses, a dit M. Ghanem, c’est qu’il a dit avoir besoin d’une aide psychologique et d’un traitement psychiatrique. En tant que médecin, je...