Ce projet de loi, mis au point par la Banque centrale d’Abou Dhabi et devant être approuvé prochainement par le gouvernement fédéral, fait partie d’un vaste programme de réformes dans le secteur financier destiné à prévenir toute activité illégale ou crise bancaire, a précisé le quotidien.
Selon des banquiers, cette nouvelle législation est destinée à renforcer le rôle du secteur bancaire face à la compétition croissante à la suite de la création de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
«Nous avons été informés de ces nouvelles lois qui renforceraient davantage le secteur bancaire», a estimé le directeur d’une banque émiratie.
C’est la première fois qu’une monarchie du Golfe met au point une telle législation luttant contre le blanchiment d’argent lié au trafic de drogue.
Cette loi autoriserait la Banque centrale à avoir accès aux comptes bancaires et à prendre toute autre mesure pour lutter contre le blanchiment d’argent.
«Fournir de telles informations par les banquiers ne viole pas le secret bancaire ou n’ébranle pas la confiance en eux, et toute personne qui fourni des informations significatives ne sera pas poursuivie en justice», selon le texte du projet de loi publié par «Al-Bayane».
«La Banque centrale a le droit de prendre toute décision et de donner des instructions aux autorités compétentes pour qu’elles prennent les mesures nécessaires concernant toute activité liée au blanchiment d’argent», poursuit le texte.
Selon les statistiques de la police fédérale, quelque dix tonnes d’héroïne, de haschisch et de cocaïne ont été saisies dans les Emirats au cours des six dernières années. La plupart des stupéfiants provenaient du Pakistan et de l’Iran. (AFP)

