Philippe Séguin a connu hier une journée au goût de revanche en devenant le troisième président du Rassemblement pour la République (RPR), après Jacques Chirac et Alain Juppé. Le député-maire d’Epinal (Vosges) a été élu avec près de 80% des suffrages, lors des assises du RPR. Il aura fallu une dissolution manquée et une campagne électorale mal négociée pour que l’éternel frondeur du mouvement gaulliste s’assure une emprise sans conteste sur le parti fondé par Jacques Chirac en décembre 1976. Bien que seul réel candidat — les 5 autres n’avaient aucune chance — Philippe Séguin, 54 ans, a été élu dans une ambiance tendue entre les différents clans, partisans de l’ancien premier ministre Alain Juppé, de ceux de son prédécesseur à la tête du gouvernement, Edouard Balladur, ou encore du nouveau numéro un du parti, Philippe Séguin. Les sifflets pendant les interventions des orateurs — qui prônaient tous l’unité — ont montré que la réconciliation restait encore à faire au sein du mouvement gaulliste. Evoquant la «rénovation» du mouvement, le nouveau président du parti gaulliste a affirmé que «le temps des notables, il est clair que c’est fini» et annoncé qu’il nommerait «au cours des prochains jours» une direction provisoire du mouvement, sans préciser quelle en serait la composition. Face aux divisions internes, il a affirmé que «nous devons être ensemble. Sinon, c’est ensemble que nous disparaîtrons». Le président Jacques Chirac a affirmé sa «confiance» au nouveau président du parti, poste qu’il avait quitté à l’automne 1995, après avoir été élu président de la République. «Président de tous les Français, je suis au service de la France. Mais c’est auprès de vous que j’ai souvent puisé l’énergie nécessaire à l’accomplissement de ma tâche», a écrit Jacques Chirac dans un message lu pendant les assises.s
Philippe Séguin a connu hier une journée au goût de revanche en devenant le troisième président du Rassemblement pour la République (RPR), après Jacques Chirac et Alain Juppé. Le député-maire d’Epinal (Vosges) a été élu avec près de 80% des suffrages, lors des assises du RPR. Il aura fallu une dissolution manquée et une campagne électorale mal négociée pour que l’éternel frondeur du mouvement gaulliste s’assure une emprise sans conteste sur le parti fondé par Jacques Chirac en décembre 1976.Bien que seul réel candidat — les 5 autres n’avaient aucune chance — Philippe Séguin, 54 ans, a été élu dans une ambiance tendue entre les différents clans, partisans de l’ancien premier ministre Alain Juppé, de ceux de son prédécesseur à la tête du gouvernement, Edouard Balladur, ou encore du nouveau...
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