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Actualités - Reportage

France : accélération prévue de la croissance

PARIS, 4 Juillet (Reuter). — La croissance économique de la France devrait s’accélérer tout au long de l’année 1997 et son Produit intérieur brut croître à un rythme annualisé de 3,4% au cours du second semestre, estime l’Insee dans ses premières prévisions sur l’ensemble de 1997, rendues publiques vendredi.
Sur l’ensemble de l’année, la croissance du PIB serait ainsi de 2,3%, conformément aux prévisions de l’ancien gouvernement d’Alain Juppé, contre 1,5% en 96. Mais ce chiffre relativement moyen masquerait une accélération assez sensible puisqu’en glissement annuel, la hausse du PIB passerait de 2,1% à fin 96, à 2,4% à la fin du 1er semestre 97, puis à 3,2% à fin 1997.
Cette prévision de l’Insee ne prend pas en compte les éléments de programme du gouvernement Jospin, lesquels ne devraient de toute façon pas avoir, dans les six prochains mois, d’impact très fort sur les comptes 1997, selon Alain Chappert, chef du département conjoncture. Aussi, cette note intitulée «Reprise confirmée» constitue «l’état des lieux conjoncturels que trouve le nouveau gouvernement», a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Cette croissance serait riche en emplois mais l’augmentation de la population active empêcherait en 1997 une baisse du taux de chômage en dessous de l’actuel 12,5% de la population active.
Les exportations, renforcées par des gains de productivité, en resteraient le moteur essentiel mais un second, appelé à le relayer, commencerait à s’allumer du côté des entreprises.
La production industrielle serait dynamique (+4% en moyenne et + 6% en glissement) et tous les secteurs en bénéficieraient. Même l’automobile où le dynamisme de la demande extérieure compenserait la faiblesse du marché intérieur. De même, les services, le commerce et le bâtiment repartiraient de l’avant.

Le bas de laine
des ménages

Avec la diminution du coût du travail et le rétablissement de leurs prix de production, les entreprises amélioreraient leurs résultats d’exploitation et leur situation financière.
Elles augmenteraient aussi leurs investissements productifs tout au long de l’année, compte tenu de perspectives de demande bien meilleures. La hausse ne resterait cependant que de 1,6% après une baisse de 0,7% en 1996.
La reprise attendue repose aussi — et surtout — sur un retournement du comportement de stockage des entreprises. Avec des prix orientés à la baisse, les industriels étaient jusqu’ici peu enclins à stocker. Leur comportement devrait évoluer avec des prix de vente qui semblent avoir maintenant atteint un plus bas, estime l’institut. Négatifs en 1996, ces variations de stocks apporteraient ainsi 0,4 point de croissance cette année.
Du côté des ménages, la hausse prévue de la masse salariale liée à une augmentation des emplois et des salaires, conjuguée à la baisse de l’impôt sur le revenu, devrait apporter un gain de pouvoir d’achat de 1,6% contre 0,2% seulement en 1996. Y contribuerait aussi la modération attendue de l’inflation qui ne serait plus que de 1,1% cette année contre 1,9% en 1996.
Mais la consommation ne croîtrait que de 1,0% et le taux d’épargne remonterait au contraire à 13,3% (12,9% en 1996).
L’insee explique en partie ces évolutions par l’incidence des achats automobiles sur la consommation et l’épargne. Les ménages ont puisé dans leurs bas de laine en 1996. Avec la dépression de 1997, ils devraient les regarnir.
Globalement, la croissance devrait donc s’accélérer en France comme un peu partout en Europe occidentale.
Les aléas tiennent à un possible retournement des anticipations et perspectives personnelles des entreprises, lesquelles sont aujourd’hui excellentes, selon les enquêtes de conjoncture.
«Ce ne sont pas les mesures ponctuelles ou spécifiques du gouvernement Jospin qui joueront le plus, mais une espèce de mix de l’ensemble des mesures annoncées et de la crédibilité ou non de l’euro. Une hausse de l’impôt sur les sociétés ne suffirait pas à elle seule à retourner les anticipations», estime l’Insee.
«Si la perspective d’union monétaire s’éloigne, ceci pourrait jouer un rôle dans le retournement, expliquent les responsables. Mais si, en sens inverse, les incertitudes s’effacent, en particulier sur la construction européenne, cela peut alors provoquer un important mouvement à la hausse car les entreprises pourront vite jouer sur les stocks».
PARIS, 4 Juillet (Reuter). — La croissance économique de la France devrait s’accélérer tout au long de l’année 1997 et son Produit intérieur brut croître à un rythme annualisé de 3,4% au cours du second semestre, estime l’Insee dans ses premières prévisions sur l’ensemble de 1997, rendues publiques vendredi.Sur l’ensemble de l’année, la croissance du PIB serait ainsi de 2,3%, conformément aux prévisions de l’ancien gouvernement d’Alain Juppé, contre 1,5% en 96. Mais ce chiffre relativement moyen masquerait une accélération assez sensible puisqu’en glissement annuel, la hausse du PIB passerait de 2,1% à fin 96, à 2,4% à la fin du 1er semestre 97, puis à 3,2% à fin 1997.Cette prévision de l’Insee ne prend pas en compte les éléments de programme du gouvernement Jospin, lesquels ne devraient de...