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Actualités - Chronologie

Le chef de la police appelle ses agents à éviter la violence

Le chef de la police palestinienne a publiquement appelé ses agents à s’abstenir de maltraiter des détenus, avant d’assister aux funérailles d’un prisonnier battu à mort par des policiers.
Au même moment, des organisations de défense des droits de l’homme ont annoncé qu’un second détenu était décédé lundi dernier, apparemment d’une maladie, portant à 15 le nombre de morts dans les prisons palestiniennes depuis le début de l’autonomie il y a trois ans.
Le général Ghazi Jabali, chef de la police, a publié des encarts dans les quotidiens palestiniens pour appeler les responsables de la sécurité à «respecter la population, promouvoir la coopération et rester dans le cadre de la loi».
Le général Jabali a rappelé que personne ne pouvait être détenu sans chef d’accusation, ce qui est pourtant fréquent dans les prisons palestiniennes. Il a ajouté qu’il était «interdit de frapper les prévenus durant la détention ou les interrogatoires, qu’elles qu’en soient les raisons».
A propos de la corruption, dont certains agents de police ont été accusés, le général Jabali a demandé à ses forces «de ne pas accepter et de ne pas demander de prébendes de qui que ce soit, car cela pourrait être vu comme du chantage».
Le général Jabali, qui a mis à la disposition de la population un numéro de téléphone fonctionnant 24 heures sur 24, a précisé qu’il s’occuperait «personnellement» de chaque plainte et «qu’aucune clémence ne sera manifestée en faveur de quiconque, quel que soit son grade».

Caillot de sang

Cette rare intervention publique de M. Jabali a fait suite au décès lundi dernier de Nasser Radouane, qui n’était pas sorti du coma depuis qu’il avait été battu à mort la semaine dernière par des agents de la Force 17, la sécurité présidentielle de M. Yasser Arafat.
Le général Jabali et le chef de la Force 17, le général Fayçal Abou Sharkh, ont assisté aux funérailles de Radaoune, dont le corps enveloppé d’un drapeau palestinien a été escorté par vingt jeeps militaires à Gaza.
Un millier de personnes ont participé aux obsèques et Radouane a reçu un traitement de «martyr» généralement réservé aux Palestiniens tués par des Israéliens. «Par notre âme et notre sang nous te vengerons, martyr», criait la foule. «Mort aux meurtriers», scandait-elle.
Huit agents de la Force 17, dont un colonel, ont été traduits en Cour martiale à Gaza sous l’accusation d’avoir participé au meurtre.
Pendant ce temps, le Groupe palestinien pour le contrôle des droits de l’homme (PHRMG), basé à Jérusalem-Est, a indiqué qu’un autre détenu, Sami Ali Mohammed Abed Rabbo, 40 ans, était mort après quatre mois de détention à Gaza sous le soupçon de collaboration avec Israël.
La mort a été provoquée par un caillot de sang «apparemment lié à une maladie du foie», a indiqué le PHRMG, précisant que la famille n’avait relevé aucune marque de torture sur le cadavre.
«Son décès n’est apparemment pas le résultat d’une torture ou d’un déni de traitement médical, mais la longueur de sa détention illégale (car sans chef d’accusation) pourrait avoir contribué à sa maladie», a ajouté l’organisation.
Le Centre palestinien pour les droits de l’homme, basé à Gaza, a indiqué pour sa part qu’Abed Rabbo, père de huit enfants, avait déjà été arrêté à deux reprises par la police palestinienne auparavant et que le caillot de sang «pourrait être le résultat d’une détention précédente». L’association s’est «inquiétée de l’ambiance de mystère» entourant ce décès. (AFP)
Le chef de la police palestinienne a publiquement appelé ses agents à s’abstenir de maltraiter des détenus, avant d’assister aux funérailles d’un prisonnier battu à mort par des policiers.Au même moment, des organisations de défense des droits de l’homme ont annoncé qu’un second détenu était décédé lundi dernier, apparemment d’une maladie, portant à 15 le nombre de morts dans les prisons palestiniennes depuis le début de l’autonomie il y a trois ans.Le général Ghazi Jabali, chef de la police, a publié des encarts dans les quotidiens palestiniens pour appeler les responsables de la sécurité à «respecter la population, promouvoir la coopération et rester dans le cadre de la loi».Le général Jabali a rappelé que personne ne pouvait être détenu sans chef d’accusation, ce qui est pourtant fréquent...