Le président de la fédération des Emirats, cheikh Zayed Ben Sultan al-Nahyan, a ordonné l’élaboration de cette loi, les dots exorbitantes exigées par les parents de la future mariée, comme c’est la coutume dans le Golfe, dépassant parfois 100.000 dollars.
La loi prévoit de fixer un plafond de 10.000 dirhams (2.725 dollars) pour la somme que doit payer le candidat au mariage à sa promise, et le double dans le cas d’un divorce.
«Les instructions du chef de l’Etat émanent de son souci d’encourager les mariages des Emiratis» avec des femmes du pays, a indiqué au journal le ministre de la Justice et des Affaires islamiques, Mohammed Dahiri.
Quant à la somme qui doit être remise à la femme en cas de divorce, la loi islamique ne prévoyant pas de pension alimentaire, elle restera plus élevée afin de décourager les divorces, un phénomène qui a pris de l’ampleur au cours des dix dernières années dans le pays.
Les autorités des Emirats, un pays pétrolier dont le revenu par tête d’habitant est d’environ 17.000 dollars par an, encouragent les mariages entre leurs ressortissants, la majorité de la population du pays étant formée d’Asiatiques.
Cheikh Zayed a ainsi créé en 1992 un «Fonds de mariage» qui accorde des dons allant jusqu’à 70.000 dirhams (19.073 USD) aux jeunes Emiratis désirant épouser des compatriotes. Plus de 5.000 couples ont déjà profité de cette institution.
Des centaines d’Emiratis épousent chaque année des étrangères, généralement des Egyptiennes ou des Indiennes, moins «chères» que les Emiraties. Les autorités imputent aux mariages mixtes la hausse du taux de divorce. (AFP)


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