Selon cette enquête, réalisée du 25 au 27 juin auprès de 400 personnes ayant déclaré avoir voté pour Jacques Chirac en 1995, 70% des électeurs de droite se disent opposés à une alliance électorale entre la droite et le FN, contre 25% qui la préconisent et 5% de sans opinion.
Les électeurs de droite sont 46% à souhaiter qu’il y ait une alliance étroite entre le RPR et l’UDF mais que chacun conserve son identité. Ils sont toutefois 40% à souhaiter la formation, à l’avenir, d’un seul parti.
Pour 40% d’entre eux, le RPR et l’UDF dans leur ensemble sont responsables de la défaite de leur camp aux législatives. Pour 33%, le principal responsable est l’ancien premier ministre RPR, Alain Juppé, et pour 13% le président Jacques Chirac.
Les électeurs de l’actuelle opposition souhaitent que la droite fasse reposer son action dans les mois et les années qui viennent sur la relance de la croissance et de l’emploi (77%), le soutien aux entreprises (37%), la sécurité des personnes et des biens (31%).
La construction européenne n’arrive qu’au quatrième rang (25%), ex aequo avec la solidarité avec les plus démunis, la protection de l’identité nationale et la défense de la famille. La morale publique n’est citée qu’en dernier (21%).
Les électeurs de droite estiment par ailleurs que le RPR et l’UDF devraient être plus fermes sur l’immigration (73%) et agir davantage en faveur de la flexibilité de l’emploi (60%).
Mais ils ne sont que 35%, contre 24% qui y sont opposés, et 36% neutres, à souhaiter que les partis de droite s’engagent davantage dans la réduction du nombre de fonctionnaires.
Ils sont 37%, contre 15% qui y sont opposés et 35% neutres, à demander au RPR et à l’UDF de militer davantage en faveur de critères de sélection à l’entrée de l’université.
Enfin, le gaullisme et le libéralisme font jeu égal lorsqu’on demande aux électeurs de droite quel mot leur paraît le plus de nature à rassembler la droite pour l’avenir.
Ils sont 26% à évoquer le gaullisme et le même pourcentage se prononce pour le libéralisme. Viennent ensuite le centrisme (20%) et le nationalisme (17%). (Reuter)


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