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Actualités - Chronologie

Pas de parallèle avec Gibraltar

Habitants et dirigeants politiques de Gibraltar refusent de comparer la situation de la colonie britannique revendiquée par l’Espagne à celle de Hong Kong, dont la rétrocession à la Chine est considérée par Madrid comme «un précédent».
«Il n’y a pas de parallèle direct entre Gibraltar et Hong Kong. Il existe des traités qui affectent les deux territoires, mais d’une façon totalement différente», a déclaré le gouverneur de la colonie, Richard Luce.
Sir Richard a exercé les fonctions de ministre d’Etat au Foreign Office de 1981 à 1982, puis de 1983 à 1985, lors des négociations sino-britanniques ayant débouché en 1984 sur l’accord de rétrocession de Hong Kong.
Il répliquait au ministre espagnol des Affaires étrangères, Abel Matutes, qui a estimé il y a une semaine que la rétrocession de Hong Kong à la Chine constituait «un précédent» pour le cas de Gibraltar, qui finira selon lui par revenir à l’Espagne tôt ou tard.
«La situation de Gibraltar obéit au traité d’Utrecht de 1713, qui institue entre autres la souveraineté britannique à perpétuité», explique le gouverneur de la dernière colonie d’Europe, peuplée par quelque 30.000 sujets britanniques, les «Llanitos», qui pratiquent un anglais curieux mêlant espagnol et quelques mots arabes.

Une garantie

«La rétrocession de Hong Kong n’a pas de rapport avec la politique du gouvernement britannique vis-à-vis de Gibraltar», assure-t-il.
Le traité d’Utrecht prévoit que Londres peut à tout moment renoncer à sa souveraineté sur le «Rocher», mais ne peut pas le céder à un tiers sans l’avoir auparavant proposé à l’Espagne. Cette disposition exclut de facto la possibilité pour Gibralatar de devenir un jour un Etat indépendant.
Les «Llanitos», qui lors d’un référendum en 1967 avaient refusé à une écrasante majorité (99%) de devenir Espagnols, ont développé ces dernières années une méfiance croissante à l’égard de la Grande-Bretagne, en même temps que s’est développé un certain sentiment nationaliste.
«La position britannique est que nous pouvons moderniser notre Constitution à notre guise à condition de ne pas toucher au statut colonial à moins de vouloir nous intégrer à l’Espagne», explique Joe Bossano, leader de l’opposition travailliste et ex-ministre principal (premier ministre) de Gibraltar.
L’actuel ministre principal, le conservateur Peter Caruana, écarte pour Gibraltar tout scénario de type Hong Kong. Selon lui, les «Llanitos» ont atteint un degré d’émancipation politique supérieur à celui des habitants de Hong Kong, et se considèrent Gibraltariens avant d’être Britanniques, ou à plus forte raison Espagnols.
«Cela mis à part, nous avons la garantie que la Grande-Bretagne ne cédera jamais Gibraltar à un autre Etat contre notre volonté», souligne-t-il, en admettant que l’actuel statut colonial du Rocher fournit à l’Espagne une certaine crédibilité dans ses revendications. (AFP)
Habitants et dirigeants politiques de Gibraltar refusent de comparer la situation de la colonie britannique revendiquée par l’Espagne à celle de Hong Kong, dont la rétrocession à la Chine est considérée par Madrid comme «un précédent».«Il n’y a pas de parallèle direct entre Gibraltar et Hong Kong. Il existe des traités qui affectent les deux territoires, mais d’une façon totalement différente», a déclaré le gouverneur de la colonie, Richard Luce.Sir Richard a exercé les fonctions de ministre d’Etat au Foreign Office de 1981 à 1982, puis de 1983 à 1985, lors des négociations sino-britanniques ayant débouché en 1984 sur l’accord de rétrocession de Hong Kong.Il répliquait au ministre espagnol des Affaires étrangères, Abel Matutes, qui a estimé il y a une semaine que la rétrocession de Hong Kong à la...