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Actualités - Chronologie

Une seconde pour mettre les pendules à l'heure

L’Observatoire de Paris qui a le privilège de «mettre les pendules mondiales à l’heure», a arrêté le temps pendant une seconde lundi en début de semaine afin de compenser les caprices de la rotation terrestre et faire coïncider, à la seconde près, temps astronomique et horloges officielles.
Si le méridien de Greenwich sert de base au temps «légal», c’est le service international de la rotation terrestre, basé à l’Observatoire de Paris, qui décide d’arrêter le temps. La gestion de ce «réglage» universel appartient ensuite au Bureau international des poids et mesures, au Pavillon de Breteuil, en région parisienne.
Ainsi, le 30 juin, et pour la vingt-et-unième fois depuis quinze ans, la dernière minute de la journée a compté 61 secondes. Ce «saut» d’une seconde a suivi le décalage des fuseaux horaires: lundi à minuit, en temps universel (TU), et à 2h, heure de Paris. Les précédents réajustements datent du 31 décembre 1995 et du 30 juin 1994.
«L’objectif est que temps astronomique et temps légal coïncident, c’est-à-dire que le soleil soit au zénith, à midi précise, au méridien de Greenwich», a indiqué Daniel Gambis, responsable de la section de la rotation terrestre à l’Observatoire.
Pourquoi corriger le temps? A cause de la Terre, qui ralentit ou accélère sa course autour du soleil.
Notre planète ressemble en effet à un ballon «un peu mou», enveloppé d’une couche de gaz agitée. Sa vitesse de rotation varie selon les interactions avec l’atmosphère, le frottement des marées, les «mouvements» de son noyau... Elle n’est même pas stable sur son axe: il y a 400 millions d’années, le jour moyen durait 22 heures. Il a augmenté d’une milliseconde depuis 1987.

Horloges atomiques

Autrefois, seule la rotation de la Terre servait au calcul du temps GMT (établi par rapport au méridien de Greenwich). Mais depuis les années 50, les astronomes utilisent des horloges atomiques beaucoup plus précises. Elles mesurent le temps à partir du rayonnement électromagnétique induit par une modification interne des atomes de césium.
EN 1972, les autorités astronomiques mondiales dirent donc adieu au GMT, trop aléatoire, et décidèrent que l’heure officielle serait donnée par le «temps universel coordonné» (UTC), calé sur le «temps atomique international» (TAI), fourni par ces horloges, dont la marge d’erreur est de moins d’une seconde pour cent millions d’années...
Si la mise en œuvre en de cette correction de l’heure est simple — il «suffit» d’arrêter pendant une seconde les horloges parlantes informatisées —, «le système, instauré en 1972, n’est pas pratique», a poursuivi M. Gambis. «On pourrait très bien laisser dériver le temps et faire un réajustement de quelques secondes tous les cent ans», estime l’astronome.
Car ce saut d’une seconde implique tout de même de régler une ou plusieurs fois par an toutes les pendules précises: celles des scientifiques, des aéroports, des gares, des médias, des systèmes synchronisés, des satellites avec horloges embarquées...
Le temps c’est aussi de l’argent et cette seconde supplémentaire tracasse les boursiers. «En une seconde, souligne M. Gambis, beaucoup d’ordres d’achats ou de ventes peuvent être donnés par ordinateur d’un bout à l’autre du monde». (AFP)
L’Observatoire de Paris qui a le privilège de «mettre les pendules mondiales à l’heure», a arrêté le temps pendant une seconde lundi en début de semaine afin de compenser les caprices de la rotation terrestre et faire coïncider, à la seconde près, temps astronomique et horloges officielles.Si le méridien de Greenwich sert de base au temps «légal», c’est le service international de la rotation terrestre, basé à l’Observatoire de Paris, qui décide d’arrêter le temps. La gestion de ce «réglage» universel appartient ensuite au Bureau international des poids et mesures, au Pavillon de Breteuil, en région parisienne.Ainsi, le 30 juin, et pour la vingt-et-unième fois depuis quinze ans, la dernière minute de la journée a compté 61 secondes. Ce «saut» d’une seconde a suivi le décalage des fuseaux horaires:...