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Actualités - Reportage

Les expos de la semaine

Vernissage ce soir, 18h, de l’exposition de Romanos Moukarzel au Théâtre de Beyrouth, Ain el-Mreyssé.
Après des études d’art plastique à la «Sir John-Cass Fondation» de Londres et deux ans au «Manhattan Ville College» de New York, Romanos Moukarzel retourne à Zghorta, son village natal, où il puise l’inspiration et la sérénité qui sous-tendent ses toiles.
Vingt-quatre huiles offrent de vues d’anciennes demeures libanaises enfouies dans la nature ou d’arbres plantés au premier plan dans des paysages rocailleux. Quelques natures mortes et deux portraits de gens du pays au regard étonnamment expressif, ainsi qu’un autoportrait en «clown».
Touche classique, fluidité des lignes, jeux d’ombres et de lumière pour les paysages. Composition plus contrastée dans les natures mortes où le peintre juxtapose des éléments aussi disparates qu’un masque de Commedia dell’arte et des grenadines, ou des citrons et de vieux bouquins.
Moukarzel présente également une série de «portraits groupés de pots de peinture», où transparaît toute la finesse de son travail, de ses couleurs et le subtil équilibre de ses compositions…
Jusqu’au 11 juillet.

C’est dans sa maison à Tabaris, à l’intérieur comme au jardin, que Joseph Abi-Yaghi expose, jusqu’au 6 juillet, ses poteries artistiques.
En grès, 170 pièces uniques modelées au tour, au colombin ou à la plaque s’éparpillent dans les coins et recoins de la vieille demeure, rue Chaccour Trad.
Il y là, les œuvres de toute une année: des plats, des centres de tables, des jarres décoratives, des vases, des coupes, des fresques abstraites et toutes sortes des bibelots.
Dominante de tons neutres, alliage de couleurs terre et ciel, les poteries d’Abi-Yaghi, aux formes simples, épurées, s’habillent de dessins répétitifs — géométriques ou animaliers — tracés avec finesse et précision.
Un coin propose des objets utilitaires réalisés en série: il y a des poêles, des tasses à café, des cendriers, des bougeoirs, des «mugs», des bols… aux coloris vifs, à la pâte recouverte d’engobe.

Une vingtaine de toiles de Katia Traboulsi sont accrochées jusqu’au samedi 12 juillet aux cimaises de la galerie Epreuve d’Artiste, rue Sursock.
Un monde animalier, hautement éloquent, envahit les toiles (acrylique et mixed-médias) de Katia Traboulsi. En effet, le dessin naïf et les couleurs gaies viennent «enrober» là des messages de révolte, de critique, de dénonciation d’un monde sans pitié.
«Graffitis» par exemple est une toile où lignes, formes et couleurs vives s’enchevêtrent pour servir de fond à des «interrogations existentielles» tracées en toutes lettres.
Le «Leader dealer» est représenté par un grand renard — tout un symbole — surplombant une masse où l’on ne distingue que des cercles en guise de têtes et des mains tendues pour souligner l’anonymat de la foule et son peu d’importance face — et aux yeux — de son dirigeant!
Il y a aussi des «Couples» de poissons dos à dos, d’oiseaux face à face et d’êtres humains côte à côte...
«Pollution», «Aveuglement», «Embouteillage», «La raison du plus fort», «Indifférence», tout un réquisitoire... en peinture.
Vernissage ce soir, 18h, de l’exposition de Romanos Moukarzel au Théâtre de Beyrouth, Ain el-Mreyssé.Après des études d’art plastique à la «Sir John-Cass Fondation» de Londres et deux ans au «Manhattan Ville College» de New York, Romanos Moukarzel retourne à Zghorta, son village natal, où il puise l’inspiration et la sérénité qui sous-tendent ses toiles.Vingt-quatre huiles offrent de vues d’anciennes demeures libanaises enfouies dans la nature ou d’arbres plantés au premier plan dans des paysages rocailleux. Quelques natures mortes et deux portraits de gens du pays au regard étonnamment expressif, ainsi qu’un autoportrait en «clown».Touche classique, fluidité des lignes, jeux d’ombres et de lumière pour les paysages. Composition plus contrastée dans les natures mortes où le peintre juxtapose des...