«Le grand bond dans l’inconnu», titre le quotidien économique La Tribune, en évoquant les libertés.
«Sur ce point, ne nous berçons pas d’illusions, les mises en garde et la vigilance occidentales pèseront d’un poids très relatif», écrit-il. «Pékin a su montrer qu’il n’en avait cure lorsque ses intérêts vitaux sont en cause».
«De plus, les autorités chinoises ne sont pas loin de penser — avec quelque raison — que l’appétit mercantile des démocraties occidentales a sérieusement amoindri leur vocation de défenseurs des droits de l’homme».
Le souci de «ne pas hypothéquer les chances de ramener un jour Taiwan dans le giron national guidera (…) les pas et les décisions de Jiang Zemin, Li Peng et consorts», ajoute-t-il.
Le Figaro tient le même raisonnement, lorsqu’il écrit que «la Chine ne veut pas désespérer Taiwan».
«L’empressement des gouvernements occidentaux à jouer la claque, lors de la rétrocession à Pékin, a quelque chose d’indécent. Avides de pénétrer le plus grand nombre de marchés du monde, ils oublient ces droits de l’homme dont ils se vantent d’avoir l’exclusivité», estime son éditorialiste.
«Mais la Chine a changé. Il y a déjà vingt ans, sous Deng Xiaoping, qu’elle a choisi la modernité et le grand large. Elle sait bien qu’en ruinant Hong Kong, elle y perdrait une immense fortune et ses liens avec le monde».
«Hong Kong a donc une bonne chance de convertir Pékin. Le virus de la liberté n’est-il pas maintenant au cœur de la Chine?» (Reuter)


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