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Actualités - Chronologie

Ultimes mises en garde de Londres et Washington

Londres comme Washington ont rappelé aux futurs dirigeants chinois dimanche, avant-dernière journée de l’ère coloniale, qu’ils resteraient vigilants sur les libertés à Hong Kong, tandis que se mettaient en place les ultimes préparatifs des cérémonies de la rétrocession.
Arrivée la veille en provenance du Vietnam, le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright devait adresser un message sans ambiguïté en rencontrant dans l’après-midi un groupe d’élus démocrates évincés de l’Assemblée provisoire pro-chinoise qui doit être intronisée aux premières heures de mardi.
Elle devait les encourager à poursuivre leur action en faveur de la démocratie et leur redire que Washington veillerait au respect de la promesse de Pékin de tenir des élections en 1998, conformément à l’accord sino-britannique de rétrocession signé en 1984.
Le secrétaire britannique au Foreign Office Robin Cook a lui aussi indiqué dimanche sur une radio de Hong Kong qu’il rappellerait fermement à son homologue chinois Qian Qichen l’engagement de Pékin à tenir ces élections l’an prochain.
M. Cook a également exprimé sa crainte que les 4.000 soldats chinois et leurs blindés attendus à l’aube mardi «au lieu de servir à la défense du territoire, ne soient utilisés dans les rues de Hong Kong», dans une interview au journal britannique «The Observer».
Dans un dernier message radiodiffusé aux Hongkongais et chargé d’émotion, le gouverneur Chris Patten a averti que tout interventionnisme des nouveaux patrons de Hong Kong dans l’économie serait «étrange, pour ne pas dire plus».
M. Patten a assisté à sa dernière messe sur le territoire à la cathédrale dimanche matin, remerciant l’assemblée de catholiques, dont certains étaient au bord des larmes, pour le soutien apporté pendant les cinq années de son mandat.
Le 28e et dernier gouverneur doit quitter Hong Kong peu après minuit lundi à bord du yacht «Britannia», ancré au port Victoria et où le prince Charles, représentant de la couronne aux cérémonies de rétrocession, a donné dimanche soir un banquet pour une quarantaine de personnalités, dont Madeleine Albright et Margaret Thatcher.
Le Parti démocrate, grand vainqueur des élections législatives de 1995, avait prévu un meeting dans l’après-midi tandis que des activistes auraient l’intention, selon des rapports de presse non confirmés, de bloquer l’entrée de 4.000 soldats chinois sur le territoire à l’aube de mardi.
Dans les rues, la police a encore renforcé dimanche les mesures de sécurité les plus importantes jamais prises à Hong Kong.
Plus de 20.000 hommes, soit 70% des effectifs policiers, étaient mobilisés pour parer à toute menace contre les personnalités présentes ou toute tentative de perturbation des cérémonies.
Environ 600 gardes du corps ont été affectés à la sécurité rapprochée des personnalités invitées aux cérémonies à partir de lundi soir.
Le premier ministre britannique Tony Blair, les présidents et premier ministre chinois Jiang Zemin et Li Peng n’étaient attendus que lundi.
Dimanche soir les nostalgiques de la colonie britannique assisteront au «dernier concert des Proms», l’une des ultimes occasions d’entendre les hymnes patriotiques britanniques. (AFP)
Londres comme Washington ont rappelé aux futurs dirigeants chinois dimanche, avant-dernière journée de l’ère coloniale, qu’ils resteraient vigilants sur les libertés à Hong Kong, tandis que se mettaient en place les ultimes préparatifs des cérémonies de la rétrocession.Arrivée la veille en provenance du Vietnam, le secrétaire d’Etat américain Madeleine Albright devait adresser un message sans ambiguïté en rencontrant dans l’après-midi un groupe d’élus démocrates évincés de l’Assemblée provisoire pro-chinoise qui doit être intronisée aux premières heures de mardi.Elle devait les encourager à poursuivre leur action en faveur de la démocratie et leur redire que Washington veillerait au respect de la promesse de Pékin de tenir des élections en 1998, conformément à l’accord sino-britannique de...