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Actualités - Chronologie

Scepticisme du marché

LONDRES, 26 Juin (AFP). — Le marché pétrolier a réagi avec scepticisme, jeudi, face aux bonnes résolutions prises par les pays producteurs de l’OPEP qui ont promis de limiter leur production et de respecter plus strictement leur système de quotas.
L’objectif affiché par les pays membres de l’Oragnisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) lors de leur réunion bisannuelle à Vienne, à savoir ragaillardir des prix pétroliers déclinants, n’a pour le moment pas été atteint.
Le cours du Brent, le pétrole de la mer du Nord, refluait en effet jeudi après-midi sur le marché à terme de Londres, après la clôture de la conférence de l’OPEP.
Le prix de référence (livraison en août) perdait une vingtaine de cents en milieu d’après-midi, par rapport au niveau de mercredi soir, s’établissant à environ 18 dollars par baril.
Les prix pétroliers avaient pourtant dans un premier temps bien accueilli la nouvelle. Mercredi soir, ils avaient progressé de quelques dizaines de cents à l’annonce que, sous la pression de l’Arabie Séoudite et de l’Iran, les pays membres avaient accepté de diminuer leur production.
Pour contrer le déclin récent des cours, les 11 pays membres de l’OPEP ont choisi d’adopter une ligne plus ferme que de coutume, surprenant le marché en s’attaquant enfin au problème récurrent des dépassements de quotas.
Le problème numéro un de l’Organisation est, pour les experts, son incapacité à s’en tenir aux quotas de production officiels. En théorie, le cartel pétrolier ne devrait produire que 25,033 millions de barils par jour. En réalité, ses rythmes d’extraction avoisinnent les 27 millions de barils quotidiens.
Le Vénézuela et le Nigeria sont considérés comme les deux principaux fautifs. Caracas extrait 3,2 millions de barils de brut par jour, soit 35% de plus que son quota tandis que Lagos produit 20% de plus que son plafond avec 2,25 millions de barils (chiffres de la banque Goldman Sachs).
Un retour aux quotas officiels limiterait sérieusement les quantités de brut à vendre dans le monde et doperait immanquablement les cours qui ont perdu de 5 à 6 dollars par baril depuis le début de l’année.
Mais les analystes, dans l’ensemble, n’y croient pas. «Il est peu probable de voir un jour l’OPEP se remettre à respecter strictement ses quotas», juge James Cartwright, expert auprès de la banque d’affaires américaine Merrill Lynch.
Une telle restriction de la prodution de la part d’une organisation qui fournit 40% de l’or noir dont a besoin la planète, provoquerait une flambée des prix inconfortables pour les pays consommateurs et serait potentiellement dommageable pour l’économie mondiale.
Une baisse importante de la production pétrolière de l’OPEP est jugée d’autant plus improbable par les experts que les prix restent some toute élevés même s’ils sont inférieurs aux pics de la fin de 1996 et du début 1997.
Certains membres de l’OPEP n’éprouvent donc pas un besoin brûlant de restreindre leur production, sachant que s’ils diminuent leurs exportations, ce sera au profit de pays qui ne font pas partie de l’OPEP et ne sont soumis à aucune discipline.
Pour l’expert de Merrill Lynch, le succès de la résolution de Vienne réside surtout dans la volonté du Vénézuela à restreindre sa production. Mais le pays se montre depuis longtemps mécontent du système des quotas et peu enclin à coopérer.
Un courtier sur l’International Petroleum Exhange (IPE) londonien résumait ainsi l’humeur du marché: «il est préférable d’attendre et voir ce que les producteurs vont vraiment faire».
LONDRES, 26 Juin (AFP). — Le marché pétrolier a réagi avec scepticisme, jeudi, face aux bonnes résolutions prises par les pays producteurs de l’OPEP qui ont promis de limiter leur production et de respecter plus strictement leur système de quotas.L’objectif affiché par les pays membres de l’Oragnisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) lors de leur réunion bisannuelle à Vienne, à savoir ragaillardir des prix pétroliers déclinants, n’a pour le moment pas été atteint.Le cours du Brent, le pétrole de la mer du Nord, refluait en effet jeudi après-midi sur le marché à terme de Londres, après la clôture de la conférence de l’OPEP.Le prix de référence (livraison en août) perdait une vingtaine de cents en milieu d’après-midi, par rapport au niveau de mercredi soir, s’établissant à environ 18...