Tout en affirmant son engagement pour la paix, le gouvernement israélien a pris des mesures qui vont apparemment dans le sens contraire, ajoute-t-il dans son rapport annuel.
Si le processus de paix n’est pas relancé, «une nouvelle dynamique émergera et le remplacera», souligne le SIPRI. «L’histoire mouvementée de la région» tend à prouver que toute nouvelle dynamique qui remplacera le processus de paix «sera plus vraisemblablement sanglante».
L’institut indépendant de Stockholm, créé en 1966 et financé par le Parlement suédois, note que l’année 1996 a été marquée par la violence aussi bien du côté israélien que du palestinien.
En 1996, le processus de paix a été obligé de «marquer un temps d’arrêt» lorsque le nouveau gouvernement israélien a fait état de son intention de revoir les principes fondamentaux de ce processus, poursuit le SIPRI.
A la fin de l’année «on pouvait craindre que le fragile processus de paix ne puisse pas supporter davantage de pressions et de tensions de ce genre».
Alors que Yitzhak Rabin, le premier ministre israélien assassiné, et l’ancien chef du gouvernement Shimon Pérès semblaient prêts à un compromis sur des questions essentielles pour obtenir la paix, l’actuel premier ministre Benjamin Netanyahu, bien qu’il ait réaffirmé à plusieurs reprises son engagement en faveur de la paix, «a pris des mesures apparemment contraires à ce but», ajoute le SIPRI.
«Plusieurs de ses déclarations et les actions de son gouvernement indiquent que M. Netanyahu n’est pas convaincu de l’intérêt pour Israël des compromis figurant implicitement dans la formule la terre contre la paix et dans les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, sur lesquels repose le processus de paix».
Selon le SIPRI, il est difficile de savoir s’il s’agit de la part de M. Netanyahu «d’un gambit tactique» (pour obtenir plus dans les négociations), ou d’une attitude dictée par des considérations de politique intérieure, ou encore s’il pense pouvoir imposer unilatéralement un changement fondamental dans le processus de paix, conclut le SIPRI.


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