Selon Sahnoun, cette force aura pour mission d’«aider les Congolais à superviser le cessez-le-feu et ensuite à neutraliser l’aéroport» de Brazzaville.
«Ce sera un bataillon de 600 à 700 personnes pour une période assez courte. Ce sera une force de dissuasion qui va pousser les protagonistes aux négociations. Ce sera un facteur psychologique», a-t-il ajouté.
Le diplomate algérien a indiqué que cette force serait financée par l’ONU et «d’autres pays» qui apporteront leur appui «logistique», sans autre précision.
Le sommet a chargé le président togolais, Gnassingbé Fyadema, de «sonder» les pays de la sous-région pour voir ceux qui seraient disposés à proposer des troupes pour la formation de cette force.
De source proche des organisateurs du sommet, on a appris que le Sénégal et le Togo sont les premiers pays prêts à proposer des contingents.
Sur le plan économique, le sommet a décidé la tenue en juillet prochain d’une rencontre consacrée à «une réduction sur les droits d’entrée de produits industriels agréés intracommunautaires de 60 pour cent».
«Un mécanisme de compensation, dénommé Prélèvement communautaire de compensation (PCS), représentant un pour cent de la marchandise, fixé à cet effet, est prélevé sur celle-ci et versé à la Caisse UEMOA», précise la déclaration.
En 1996, ce prélèvement a rapporté 11 milliards de FCFA à l’UEMOA, qui a à charge de compenser le manque à gagner des pays qui n’ont pas d’industrie et à financer des programmes sectoriels dans les pays membres, notamment tels que des projets à caractère agricole, environnemental et un projet d’énergie solaire au Mali.
Selon Moussa Touré, président de la Commission UEMOA, «la Côte d’Ivoire et le Sénégal ont apporté 66 pour cent du PCS».
Ces dispositions visent à terme la «suppression des barrières douanières» entre les Etats de l’Union, a-t-il ajouté.
Au plan politique, l’UEMOA a «déploré la reprise des combats en Centrafrique et tout particulièrement l’attaque contre la Mission Inter-africaine de surveillance des accords de Bangui», et exhorté les parties en conflit en Centrafrique «à respecter scrupuleusement» ces accords.
Enfin l’organisation sous-régionale «déplore la situation en Sierra Leone et demande incessamment le retour à l’ordre constitutionnel» dans ce pays.
Ont participé au sommet, les présidents Mathieu Kérékou du Bénin, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Henri Konan Bédié de Côte d’Ivoire, Joao Bernardo Vieira de Guinée Bissau, Alpha Oumar Konaré du Mali, Ibrahim Baré Maïnassara du Niger, Abdou Diouf du Sénégal, et Gnassingbé Eyadema du Togo, hôte du sommet. (Reuter)

