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Actualités - Chronologie

Treize villageois égorgés et brûlés

ALGER, 15 Juin (AFP). — Un commando islamiste a attaqué samedi un petit village proche d’Alger et brûlé et égorgé treize de ses habitants, a rapporté dimanche un quotidien privé d’Alger, lors du plus important massacre révélé par la presse depuis la tenue des législatives du 5 juin.
L’attaque s’est déroulée sur la route entre Daouda et Koléa, près de la station balnéaire de Zéralda, à une trentaine de km à l’ouest de la capitale, a précisé le quotidien arabophone al-Alem Essiyassi.
Une partie des assaillants a attaqué une maison proche du poste de police pour faire diversion, pendant que les autres visaient le village.
Huit des victimes ont péri brûlées. Les autres ont été égorgées. Un habitant a en outre été enlevé. Le journal précise que le bilan aurait pu être plus lourd si les autres familles n’avaient pas réussi à fuir.
Jeudi, douze villageois habitant près de Boufarik (30 km au sud) avaient été égorgés, avait indiqué samedi le quotidien al-Khabar. Une jeune universitaire de 23 ans a aussi été tuée de quatre balles dans le visage et le ventre sur les hauteurs d’Alger, sans que le mobile du meurtre soit connu.
Dans la nuit de lundi à mardi, six autres villageois avaient été égorgés dans la région de Chlef (200 km à l’ouest d’Alger).
Depuis novembre 1996, plusieurs centaines de villageois ont été massacrés, le plus souvent égorgés ou décapités, lors de raids attribués aux groupes armés islamistes.
Ces massacres se sont concentrés dans l’Algérois, dans la grande plaine agricole de la Mitidja, aux portes de la capitale, et les monts de l’Atlas Blidéen, à une cinquantaine de km au sud, où le Groupe islamique armé (GIA) et ses phalanges dissidentes sont très actifs.
A plusieurs reprises, les assaillants, la plupart du temps décrits comme portant des tenus islamiques, voire afghanes, portant des barbes fournies, ont laissé sur les murs des fermes attaquées des inscriptions «GIA» et des menaces tracées à l’aide du sang des victimes, ont constaté des journalistes.
Cette stratégie de la terreur vise apparemment à punir ceux qui refusent d’aider les groupes armés, ceux qui ont constitué des groupes d’autodéfense, les «patriotes», armés par les autorités, ou des familles dont des membres collaborent avec le «taghout», le «tyran».
Au cours de la campagne pour les législatives, la violence était tombée à un niveau très bas, selon des sources concordantes, malgré une série d’attentats aveugles au colis piégé.
ALGER, 15 Juin (AFP). — Un commando islamiste a attaqué samedi un petit village proche d’Alger et brûlé et égorgé treize de ses habitants, a rapporté dimanche un quotidien privé d’Alger, lors du plus important massacre révélé par la presse depuis la tenue des législatives du 5 juin.L’attaque s’est déroulée sur la route entre Daouda et Koléa, près de la station balnéaire de Zéralda, à une trentaine de km à l’ouest de la capitale, a précisé le quotidien arabophone al-Alem Essiyassi.Une partie des assaillants a attaqué une maison proche du poste de police pour faire diversion, pendant que les autres visaient le village.Huit des victimes ont péri brûlées. Les autres ont été égorgées. Un habitant a en outre été enlevé. Le journal précise que le bilan aurait pu être plus lourd si les autres...