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Actualités - Interviews

Védrine : la politique française n'a pas pesé au P.O.

PARIS, 13 Juin (AFP). — La politique française au Proche-Orient «n’a pas pesé» au cours des dernières décennies, aidant tout au plus «les esprits à évoluer», estime Hubert Védrine dans une interview réalisée avant sa nomination à la tête de la diplomatie française.
Dans cet entretien publié dans l’édition de juin de la revue Méditerranée-Développement, M. Védrine «juge de façon assez positive ce qui a été poursuivi par (le président) Jacques Chirac dans cette région, aussi bien quand il a été en Egypte qu’au Proche-Orient».
Le président «Chirac a un style direct. Cette façon d’aller dire aux uns et aux autres des vérités parfois brutales, c’est bien dans la ligne française, avec ses bons côtés mais aussi ses limites», affirme M. Védrine qui a été conseiller du président socialiste François Mitterrand lors de ses deux mandats.
«J’ai trouvé, ajoute-t-il, que Jacques Chirac était plutôt dans le fil de l’action de Mitterrand que dans le fil de ce qui avait été fait vingt ans avant par De Gaulle».
Mais, poursuit-il, si «De Gaulle, Mitterrand, Chirac ont dit des choses fortes sur le Proche-Orient (...) cela n’a pas pesé». «Cela est une vérité qui énerve les Français. Depuis 30 ans, la France a dit des choses intelligentes, a tenu des propos d’avenir qui ont peut-être aidé les esprits à évoluer, mais c’est tout», affirme M. Védrine.
Maintenant, dit-il, «la question reste la même: quelle est la portée possible des initiatives françaises» dans la région?
A propos des rapports entre la France et les pays de la rive sud de la Méditerranée, M. Védrine estime qu’il faut «se poser la question sans aucun reliquat de paternalisme». «Le rôle de la France en Europe, c’est d’empêcher tout désintérêt pour cette région du monde», dit-il.
PARIS, 13 Juin (AFP). — La politique française au Proche-Orient «n’a pas pesé» au cours des dernières décennies, aidant tout au plus «les esprits à évoluer», estime Hubert Védrine dans une interview réalisée avant sa nomination à la tête de la diplomatie française.Dans cet entretien publié dans l’édition de juin de la revue Méditerranée-Développement, M. Védrine «juge de façon assez positive ce qui a été poursuivi par (le président) Jacques Chirac dans cette région, aussi bien quand il a été en Egypte qu’au Proche-Orient».Le président «Chirac a un style direct. Cette façon d’aller dire aux uns et aux autres des vérités parfois brutales, c’est bien dans la ligne française, avec ses bons côtés mais aussi ses limites», affirme M. Védrine qui a été conseiller du président socialiste...