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Actualités - Chronologie

Plastique fatal

LA ROCHELLE (France), 13 Juin (AFP). – Les tortues marines sont de plus en plus souvent victimes des plastiques rejetés en mer, qu’elles confondent avec des méduses, ce qui provoque une occlusion ou une septicémie presque toujours fatales.
Chaque année, des dizaines de grandes tortues luth échouent sur le littoral atlantique, mortes ou agonisantes, après avoir absorbé plusieurs de ces petits sacs plastique qui sont devenus partie intégrante de notre civilisation.
Dans près de 70% des cas, le coupable est le plastique, selon les biologistes du Centre de recherche sur les mammifères marins (CRMM) de La Rochelle (ouest). A l’autopsie, systématiquement pratiquée, ils ont découvert jusqu’à un mètre carré de feuille plastique dans l’estomac de certains de ces reptiles marins qui font l’objet d’un programme de sauvetage en Guyane française, pour favoriser leur reproduction.
Les engins de pêche, filets et orins sont aussi responsables de la mort accidentelle des tortues. Empêtrées dans les filets, elles ne peuvent remonter à la surface pour respirer et se noient.
Elles absorbent, par ailleurs, des doses non négligeables de polluants toxiques, mais dans des proportions moindres que les cétacés, en particulier les dauphins, en bout de chaîne alimentaire. Les analyses menées par l’université de La Rochelle ont confirmé la présence de métaux lourds (cadmium), aussi bien chez les tortues que les dauphins. Les chercheurs travaillent aussi sur les effets encore mal connus de la dégradation du plastique au contact des enzymes stomacaux.
Le premier problème d’intoxication au plastique d’une tortue luth a été identifié en 1980 près de La Rochelle par le biologiste Raymond Duguy, expert travaillant avec l’Aquarium de La Rochelle. Selon le Dr Duguy, les échouages de tortues victimes du plastique ou d’accidents augmentent régulièrement, comme la quantité de plastiques rejetée dans l’océan. Les tortues luth (Dermochelys coriacea) sont protégées par la Convention sur les espèces en danger (CITES).
Les sacs plastique ne sont pas des objets anodins. Leur «durée de vie» n’est en effet pas inférieure à un siècle et peut atteindre 400 ans...
LA ROCHELLE (France), 13 Juin (AFP). – Les tortues marines sont de plus en plus souvent victimes des plastiques rejetés en mer, qu’elles confondent avec des méduses, ce qui provoque une occlusion ou une septicémie presque toujours fatales.Chaque année, des dizaines de grandes tortues luth échouent sur le littoral atlantique, mortes ou agonisantes, après avoir absorbé plusieurs de ces petits sacs plastique qui sont devenus partie intégrante de notre civilisation.Dans près de 70% des cas, le coupable est le plastique, selon les biologistes du Centre de recherche sur les mammifères marins (CRMM) de La Rochelle (ouest). A l’autopsie, systématiquement pratiquée, ils ont découvert jusqu’à un mètre carré de feuille plastique dans l’estomac de certains de ces reptiles marins qui font l’objet d’un programme de...