Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Shopping virtuel dans une vraie boutique

SANTA MONICA (Etats-Unis), 23 Juin (AFP). – Un magasin qui se veut «le plus grand petit magasin» au monde propose à ses clients cinq millions de produits sur une rue piétonne de Santa Monica: le «Virtual Emporium» est le premier établissement à associer vente traditionnelle de détail et commerce informatique.
Comme une boutique classique, dont il a l’apparence, ce magasin est divisé en dix rayons, vêtements, alimentation, équipements ménagers, etc., et présente quelques réels produits. Mais ses vendeurs sont des «spécialistes virtuels» qui aident le néophyte à faire ses courses sur le réseau informatique Internet.
Pour le fondateur du «Virtual Emporium», Tuck Rickards, homme d’affaires enthousiaste de 34 ans, le commerce en ligne est l’équivalent moderne de la vente par correspondance. Et comme pour la vente par correspondance, il pense que les sociétés couronnées de succès sont celles qui offriront à leurs clients «à la fois un catalogue et une présence physique» dans un magasin.
Trente écrans d’ordinateurs reliés au site Internet «Virtual Emporium» permettent d’acheter, entre autres produits, une voiture, un disque, des fleurs, un billet d’avion, un livre, du vin, des pâtés français ou des lunettes de soleil. Le client confie à l’ordinateur un numéro de carte de crédit et son achat lui est envoyé par la poste.

Démystifier
l’Internet

Le premier «Virtual Emporium» avait ouvert ses portes en novembre dernier à Santa Monica, banlieue de Los Angeles. Un deuxième a été inauguré à New York à la fin du mois de mai et la création d’un troisième à Londres est à l’étude.
En outre, des mini-boutiques doivent ouvrir cette année à San Francisco et à Boston et la société vient de conclure un accord avec «Cybersmith», chaîne de «cafés virtuels». Les consommateurs auront accès au site Internet et pourront ainsi faire leur «shopping» virtuel en dégustant un réel espresso.
Selon Tuck Rickards, son magasin de Santa Monica accueille quelque 10.000 clients par mois, surtout le soir et les week-ends. Sur le réseau Internet, le «Virtual Emporium» reçoit 100.000 consultations par jour.
En novembre, le site offrait 80 «magasins» différents. Aujourd’hui, il en propose 190. Des traductions en allemand, en français et en japonais sont prévues pour l’automne.
Le commerce en ligne en est encore à ses balbutiements, mais ses promoteurs tablent sur une expansion rapide. Selon une firme de recherches spécialisée sur l’Internet, Robertson, Stephens and Cie, le nombre d’Américains faisant leurs courses sur l’Internet devrait passer de 345.000 en 1995 à plus de 5 millions en l’an 2000.
Dans le même temps, les achats effectués sur l’Internet devraient passer de 86 millions de dollars à 8,4 milliards. Par comparaison, les ventes par correspondance se sont élevées à 53 milliards de dollars en 1995.
Dans son magasin de Santa Monica, Tuck Rickards espère attirer les 85% de foyers américains qui ne sont pas reliés au réseau Internet, et tous ceux qui se sentent intimidés par l’informatique. En outre, ses ordinateurs hauts de gamme permettent des connexions beaucoup plus rapides que celles qu’un individu obtiendrait chez lui sur son ordinateur personnel.
«Nous allons changer la façon dont les gens font leurs courses», affirme-t-il. «La plupart des gens sont encore intimidés par l’Internet et nombre d’entre eux veulent toujours faire leurs courses dans un endroit agréable. Nous avons mélangé la vente de détail et la technologie d’une façon qui démystifie l’Internet et donne aux clients un aperçu de ce que le shopping pourrait être dans trois à cinq ans».
SANTA MONICA (Etats-Unis), 23 Juin (AFP). – Un magasin qui se veut «le plus grand petit magasin» au monde propose à ses clients cinq millions de produits sur une rue piétonne de Santa Monica: le «Virtual Emporium» est le premier établissement à associer vente traditionnelle de détail et commerce informatique.Comme une boutique classique, dont il a l’apparence, ce magasin est divisé en dix rayons, vêtements, alimentation, équipements ménagers, etc., et présente quelques réels produits. Mais ses vendeurs sont des «spécialistes virtuels» qui aident le néophyte à faire ses courses sur le réseau informatique Internet.Pour le fondateur du «Virtual Emporium», Tuck Rickards, homme d’affaires enthousiaste de 34 ans, le commerce en ligne est l’équivalent moderne de la vente par correspondance. Et comme pour la vente...