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Actualités - Chronologie

Une double vie parfaite


LE CAIRE, 23 Juin (AFP). — Un imam égyptien menait une double vie parfaite avec deux femmes qui ont chacune eu de lui cinq enfants du même âge, du même sexe et nommés exactement pareil, mais qui ont fait connaissance après son décès devant les tribunaux où elles s’affrontent pour son héritage.
Avant d’être tué dans un accident de voiture, Sayed Moustafa Ibrahim était un imam dans la mosquée de sa bourgade natale, Inchass (dans le Delta à une cinquantaine de km au nord du Caire), mais aussi employé d’une compagnie à Abou Zabal situé à une quinzaine de km de son village.
Cet artiste de la dissimulation conjugale avait fondé un foyer dans chacun de ces villages: l’un, légitime, à Inchass, et l’autre, clandestin, à Abou Zabal. Pour pimenter le tout, sa concubine était sa belle-fille, née d’une première épouse dont il avait divorcé, selon l’hebdomadaire al-Osboua.
Les années passant, l’épouse légitime et la concubine ont eu des enfants mais Ibrahim a profité de l’heureuse coïncidence voulant qu’ils naissent quasiment en même temps et du même sexe pour enregistrer deux par deux une seule fois sous le même nom.
Mohammed, Nabila, Hind, Moustafa et Ahmed ont donc chacun un double avec le même certificat de naissance, qui leur permettait d’être inscrits à l’école sans difficultés. Mais leurs mères respectives se sont retrouvées nez à nez au commissariat où chacune avait été appelée pour reconnaître le corps du père, victime d’un accident de la route.
Choqués, les habitants d’Inchass ont refusé de suivre le cortège funèbre d’Ibrahim. La concubine a porté plainte pour demander que ses enfants soient légitimisés afin de prétendre à leur part d’héritage, mais l’épouse a contre-attaqué pour leur nier ce droit en rappelant que leur père était marié avec la mère de leur mère, ce qui est contraire aux lois de l’islam.
Chacune s’appuie sur un avis religieux émanant des plus hautes autorités musulmanes en Egypte: pour la concubine, il s’agit d’un avis du bureau du mufti daté du 25 avril 1995, pour l’épouse d’un avis du comité de la fatwa d’al-Azhar du 21 décembre 1996. Le procès est en cours d’examen.
LE CAIRE, 23 Juin (AFP). — Un imam égyptien menait une double vie parfaite avec deux femmes qui ont chacune eu de lui cinq enfants du même âge, du même sexe et nommés exactement pareil, mais qui ont fait connaissance après son décès devant les tribunaux où elles s’affrontent pour son héritage.Avant d’être tué dans un accident de voiture, Sayed Moustafa Ibrahim était un imam dans la mosquée de sa bourgade natale, Inchass (dans le Delta à une cinquantaine de km au nord du Caire), mais aussi employé d’une compagnie à Abou Zabal situé à une quinzaine de km de son village.Cet artiste de la dissimulation conjugale avait fondé un foyer dans chacun de ces villages: l’un, légitime, à Inchass, et l’autre, clandestin, à Abou Zabal. Pour pimenter le tout, sa concubine était sa belle-fille, née d’une première...