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Actualités - Chronologie

L'Afrique à l'honneur

WASHINGTON, 20 Juin (AFP). — Les Etats-Unis vont mettre l’Afrique à l’honneur en encourageant hommes d’affaires et capitaux privés internationaux à ne pas oublier ce continent éprouvé et enjeu croissant d’influences diplomatiques et de convoitises commerciales.
Les Etats-Unis vont proposer une démarche intitulée «Partenariat pour une croissance et des opportunités économiques en Afrique», selon des officiels américains.
Elle vise à promouvoir le commerce et l’investissement privé dans les pays qui ont montré un engagement pour les réformes économiques libérales.
Cette démarche correspond à un regain d’intérêt des Etats-Unis pour le continent noir depuis que l’ancien secrétaire d’Etat Warren Christopher y a fait une tournée remarquée en octobre 1996.
Depuis, Washington a contribué au transfert du pouvoir au Zaïre, devenue la République démocratique du Congo. Dans un récent discours, l’actuel secrétaire d’Etat Madeleine Albright a mis l’Afrique en tête des secteurs où l’Amérique doit selon elle assumer pleinement ses responsabilités de seule super-puissance.
A Denver (du 20 au 22 juin), il s’agira d’encourager chaque membre du Sommet à prendre les initiatives qui lui conviennent pour soutenir notamment le commerce avec l’Afrique, a souligné Dan Tarullo, l’assistant du président Bill Clinton pour les affaires économiques internationales.
Il ne cache pas que ce seront d’abord les «succès» de l’Afrique qui seront mis à l’honneur, un point critiqué par des organisations non-gouvernementales comme Oxfam International. On cite l’Ouganda qui affiche une croissance économique de 10% ou l’Ethiopie (12,5%).
Avec 10% de la population mondiale, une croissance économique moyenne supérieure à celle des pays industrialisés (5% en 95 et 96 pour 35 pays africains), des ressources inexploitées et un immense besoin en infrastructures, l’Afrique apparaît comme «la nouvelle frontière» à franchir en terme d’investissements.

Mesures sélectives

Les Américains se rendent aussi compte qu’avec des exportations de 5,4 milliards de dollars en 1995 vers ce continent, leur part de marché est cinq fois moindre que celle de l’Union européenne (6% contre 30%).
Mais, vue la tendance générale à la réduction de l’aide publique, le soutien aux pays en développement passe maintenant, aux yeux des Américains, par des mesures d’incitation au secteur privé, une baisse des droits de douane et un encouragement à la libéralisation du commerce en favorisant l’importation de produits africains.
Pour être efficaces, les mesures d’aide doivent être «sélectives», affirme le secrétaire au Trésor Robert Rubin. «L’initiative aidera les pays qui s’aident eux-mêmes», résume-t-il.
Finie «la relation post-coloniale basée sur l’aide bilatérale», c’est l’avènement d’«un partenariat basé sur le commerce et de saines conditions macro-économiques», ajoute M. Rubin.
WASHINGTON, 20 Juin (AFP). — Les Etats-Unis vont mettre l’Afrique à l’honneur en encourageant hommes d’affaires et capitaux privés internationaux à ne pas oublier ce continent éprouvé et enjeu croissant d’influences diplomatiques et de convoitises commerciales.Les Etats-Unis vont proposer une démarche intitulée «Partenariat pour une croissance et des opportunités économiques en Afrique», selon des officiels américains.Elle vise à promouvoir le commerce et l’investissement privé dans les pays qui ont montré un engagement pour les réformes économiques libérales.Cette démarche correspond à un regain d’intérêt des Etats-Unis pour le continent noir depuis que l’ancien secrétaire d’Etat Warren Christopher y a fait une tournée remarquée en octobre 1996.Depuis, Washington a contribué au transfert du...