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Actualités - Biographie

Dan Méridor, l'enfant sage de la droite

JERUSALEM, 20 Juin (AFP). — Jamais un mot trop haut, le ministre israélien des Finances Dan Méridor faisait figure de modéré dans le gouvernement de Benjamin Netanyahu dont il a été forcé de partir.
Ce juriste courtois qui, contrairement à d’autres politiciens, n’a jamais été impliqué dans un scandale judiciaire, passe pour l’enfant sage de la droite.
Sur le fond, ses opinions ne diffèrent pourtant pas tellement de celles d’un premier ministre qui l’avait nommé à contrecœur il y a un an aux Finances sous la pression des milieux économiques et qui ne cachait pas son antipathie à l’égard d’un rival potentiel.
Grandi dans le sérail de la droite nationaliste, M. Méridor est, tout comme M. Netanyahu, un partisan du Grand Israël. Il s’oppose à la création d’un Etat palestinien véritablement indépendant et prône une autonomie qui, sous une forme ou une autre, perpétuerait l’occupation de la Cisjordanie.
Mais il sait également faire preuve de pragmatisme. Surtout, il est infiniment plus respectueux des règles légales du pouvoir et de l’indépendance de la justice.
Il l’avait montré déjà au poste de Garde des Sceaux, qu’il a occupé de 1988 à 1992. Il devait ainsi autoriser immédiatement l’extradition en direction de la France d’un repris de justice coupable du meurtre d’un Algérien et qui était défendu par un lobby nationaliste religieux.
Inspirateur d’une loi interdisant à des groupes racistes, tel le mouvement Kach, de présenter des candidats au Parlement, il était devenu la bête noire de l’extrême droite et la cible d’attaques virulentes.

Le groupe des «princes»
Fils d’un dirigeant de la droite, Dan Méridor, né en 1947 à Jérusalem, fait partie du petit groupe dit des «princes» du Likoud, pressenti par la génération des fondateurs comme leurs héritiers.
C’est le chef historique du Likoud, le défunt Menahem Begin, qui confie en 1982 un premier poste d’importance à ce jeune politicien en qui il a toute confiance.
Au titre de secrétaire général du gouvernement, il va s’employer avec beaucoup d’adresse à défendre aux yeux de l’opinion internationale l’invasion israélienne du Liban en 1982, fort controversée.
Ce n’est que bien des années plus tard qu’il révélera avoir exprimé des critiques sur l’ampleur de l’opération et la façon dont elle a été menée par le ministre de la Défense de l’époque, Ariel Sharon.
Il y a deux mois, M. Méridor aurait rendu furieux M. Netanyahu en critiquant publiquement l’implication de ce dernier dans un scandale politique lié à la nomination d’un procureur général, au début de cette année.
M. Netanyahu se défend d’avoir voulu se débarrasser de M. Méridor. Mais tous les commentateurs politiques relèvent qu’il a déclenché la crise deux jours à peine après que la Cour suprême eut rejeté les derniers pourvois demandant son inculpation dans l’affaire dite du «Bibigate».
Au sein du Likoud, M. Méridor dispose d’un certain nombre d’alliés, compte tenu des inimitiés qu’accumule le chef du gouvernement, mais aucun ne se trouve à un poste de commande.
L’opposition de gauche ne lui ménage pas, en revanche, son soutien moral. «Le gouvernement vient de perdre un homme intègre», a déclaré aux journalistes le dirigeant travailliste Ehud Barak.
Un autre responsable, le député Uzi Baram, a ironisé sur le fait que le seul politicien de droite sanctionné dans l’affaire «Bibigate» est celui qui avait dénoncé le scandale.
JERUSALEM, 20 Juin (AFP). — Jamais un mot trop haut, le ministre israélien des Finances Dan Méridor faisait figure de modéré dans le gouvernement de Benjamin Netanyahu dont il a été forcé de partir.Ce juriste courtois qui, contrairement à d’autres politiciens, n’a jamais été impliqué dans un scandale judiciaire, passe pour l’enfant sage de la droite.Sur le fond, ses opinions ne diffèrent pourtant pas tellement de celles d’un premier ministre qui l’avait nommé à contrecœur il y a un an aux Finances sous la pression des milieux économiques et qui ne cachait pas son antipathie à l’égard d’un rival potentiel.Grandi dans le sérail de la droite nationaliste, M. Méridor est, tout comme M. Netanyahu, un partisan du Grand Israël. Il s’oppose à la création d’un Etat palestinien véritablement indépendant...