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Actualités - Chronologie

Sharon, candidat favori pour le ministère des Finances

JERUSALEM, 20 Juin (AFP). — Le chef de file des «durs» de la droite au pouvoir en Israël, M. Ariel Sharon, apparaissait vendredi comme un successeur vraisemblable pour remplacer le ministre démissionnaire des Finances, en dépit de l’inquiétude que provoquerait sa nomination dans les milieux économiques.
Selon l’entourage du chef du gouvernement Benjamin Netanyahu, ce dernier n’attendait plus que l’assentiment d’un autre candidat possible, l’ancien ministre de la Justice Yaakov Neeman, pour confier le Trésor à M. Sharon.
Un proche de M. Sharon a cependant confié, sous couvert de l’anonymat, que «l’affaire n’est pas encore conclue, car lui-même hésite à prendre ce poste».
Pour M. Guidon Eshet, commentateur économique du quotidien Yédiot Aharonot, «cette perspective inquiète les industriels israéliens, plus à cause des positions politiques de M. Sharon et de son opposition à la paix avec les Palestiniens, qu’en raison de ses conceptions strictement économiques».
Pour les patrons, «le vrai problème est politique, car sans processus de paix il ne peut pas y avoir de croissance», souligne M. Eshet.
«Surtout pas Sharon!», titrait vendredi le quotidien Haaretz dans sa page économique en reflétant cette inquiétude.
Faucon parmi les faucons, M. Sharon, 69 ans, pourrait retrouver ainsi un ministère-clé, pour la première fois depuis plus de quatorze ans. En 1983, il avait dû renoncer au ministère de la Défense, car sa responsabilité avait été mise en cause dans les tueries perpétrées dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila au Liban par des milices alliées d’Israël.
Depuis lors, M. Sharon a occupé divers postes ministériels, nationaux depuis l’installation du gouvernement Netanyahu il y a un an.
Dans ses fonctions, M. Sharon a toujours consacré des sommes très importantes pour encourager la colonisation juive dans les territoires palestiniens. «Il a la réputation d’être un «bulldozer» qui écarte tous les obstacles devant lui et ne craint pas de dépasser de beaucoup les budgets qui lui sont impartis, mais depuis un an, il a gardé profil bas», note M. Eshet. Il s’est efforcé aussi de donner satisfaction aux exigences des milieux économiques avec lesquels il était en contact.
Lors de la formation du gouvernement de droite en juin dernier, le premier ministre avait longtemps rechigné à confier un poste à M. Sharon. Mais depuis lors, leurs rapports se sont améliorés. Accusé d’être un extrémiste et un irresponsable, le général à la retraite n’en dispose pas moins d’un fort soutien dans parti, le Likoud, et dans les milieux ultra-orthodoxes juifs et la droite religieuse.
Auprès de la base du Likoud, M. Sharon est beaucoup plus populaire que l’ex-ministre des Finances Dan Méridor, écarté par M. Netanyahu et qui faisait figure de modéré.
L’autre candidat cité par la presse, M. Yaakov Neeman, est un avocat proche de la droite religieuse et des colons. Il avait dû démissionner du ministère de la Justice l’an dernier en raison de poursuites judiciaires engagées contre lui. Mais comme un non-lieu a été prononcé, il est de nouveau candidat à un poste ministériel.
M. Neeman se trouvait à l’étranger mais il devait retourner vendredi en Israël pour prendre contact avec M. Netanyahu.
JERUSALEM, 20 Juin (AFP). — Le chef de file des «durs» de la droite au pouvoir en Israël, M. Ariel Sharon, apparaissait vendredi comme un successeur vraisemblable pour remplacer le ministre démissionnaire des Finances, en dépit de l’inquiétude que provoquerait sa nomination dans les milieux économiques.Selon l’entourage du chef du gouvernement Benjamin Netanyahu, ce dernier n’attendait plus que l’assentiment d’un autre candidat possible, l’ancien ministre de la Justice Yaakov Neeman, pour confier le Trésor à M. Sharon.Un proche de M. Sharon a cependant confié, sous couvert de l’anonymat, que «l’affaire n’est pas encore conclue, car lui-même hésite à prendre ce poste».Pour M. Guidon Eshet, commentateur économique du quotidien Yédiot Aharonot, «cette perspective inquiète les industriels israéliens,...