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Actualités - Reportage

Un quart des maladies évitables provoqué par l'environnement

GENEVE, 19 Juin (AFP). — La terre, l’eau et l’habitat malsains tuent et rendent malade beaucoup plus dans le tiers-monde que dans les pays développés selon l’OMS, en parlant de la pollution au sens large du terme.
Un quart des maladies évitables est du à la dégradation de l’environnement, et deux tiers des personnes touchées sont des enfants, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), rendu public à Genève.
Au premier plan des maladies provoquées par un environnement malsain figurent les affections respiratoires aiguës et les diarrhées, indique ce rapport destiné à la session spéciale de l’assemblée générale de l’ONU. Du 23 au 27 juin, celle-ci fera le point à New York, cinq ans après le «sommet de la terre» de Rio, avec la participation de chefs d’Etat et de gouvernement.
En 1994, plus d’un milliard d’êtres humains n’avaient pas accès à de l’eau potable de qualité suffisante, et 2,9 milliards n’avaient pas de moyens adéquats d’assainissement.
Les excréments humains répandus dans l’eau provoquent le choléra. Les affections respiratoires frappent plus les enfants respirant la fumée d’un foyer de bouse de vache dans une hutte, que ceux qui absorbent des gaz d’échappement de voitures à l’air libre, selon des responsables de l’OMS qui ont présenté le rapport à la presse.
Les maladies respiratoires aiguës et les diarrhées frappent environ cent fois plus les pays les moins développés que les pays développés.
Le rapport observe que la pauvreté joue un grand rôle dans la dégradation de l’environnement, entraînant par exemple le déboisement, qui à son tour rend les terres infertiles.

Maladies mentales

Plus de 90% des personnes qui sont dans un état de «pauvreté absolue» vivent dans les pays en développement, où les conditions de vie «tendent à concentrer ceux qui ont le moins d’opportunités dans des zones à l’environnement malsain».
Les fortunes des 358 personnes les plus riches du monde dépassent le revenu combiné des 2 milliards 300 millions d’habitants les plus pauvres de la planète, affirme le rapport.
L’un des buts du rapport de l’OMS est «de souligner le fait que l’environnement de vie, l’endroit où l’on passe son temps et les conditions de cet environnement, sont extrêmement mauvais dans les pays en voie de développement», a déclaré à la presse un responsable de l’OMS, le Dr Tord Kjellstrom.
Un tableau de l’OMS fondé sur un nouveau critère, celui des années d’espérance de vie perdues, attribue à un environnement malsain 60% des maladies respiratoires aiguës et 90% des diarrhées.
Même les maladies mentales, selon ce tableau, peuvent être provoquées par l’environnement et c’est le cas pour 10% d’entre elles. Cela est dû en particulier aux conditions de logement et à l’empoisonnement par le plomb, a expliqué le Dr Wilfried Kreisel, directeur exécutif de l’OMS pour l’environnement.
Cinq ans après le sommet de la terre de Rio, il faut qu’à New York se manifeste une action politique, a-t-il souligné, en rappelant que l’objectif alors convenu, de consacrer à l’environnement 0,7% du produit national brut, était loin d’être atteint dans de nombreux pays.
«Le facteur principal à mon avis est en réalité la volonté politique de changer la situation. Nous avons les connaissances, nous avons les moyens, mais nous n’avons pas la volonté politique de changer la situation», a estimé le Dr Kreisel.
GENEVE, 19 Juin (AFP). — La terre, l’eau et l’habitat malsains tuent et rendent malade beaucoup plus dans le tiers-monde que dans les pays développés selon l’OMS, en parlant de la pollution au sens large du terme.Un quart des maladies évitables est du à la dégradation de l’environnement, et deux tiers des personnes touchées sont des enfants, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), rendu public à Genève.Au premier plan des maladies provoquées par un environnement malsain figurent les affections respiratoires aiguës et les diarrhées, indique ce rapport destiné à la session spéciale de l’assemblée générale de l’ONU. Du 23 au 27 juin, celle-ci fera le point à New York, cinq ans après le «sommet de la terre» de Rio, avec la participation de chefs d’Etat et de gouvernement.En 1994,...