Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Brel en allemand


BERLIN, 18 Juin (AFP). – Amoureux de Jacques Brel, un troubadour de la langue allemande, Klaus Hoffmann, fait revivre sur scène chaque soir à Berlin l’un des maîtres de la chanson française, avec une poésie et une émotion presque inattendues.
«Brel – La dernière représentation» (au Schiller Theater) raconte une répétition imaginaire, avant un dernier concert que Jacques Brel ne donnera jamais, emporté par un cancer à l’âge de 49 ans, le 9 octobre 1978.
Pendant deux heures et demie de spectacle, Hoffmann chante Brel en allemand et interprète le personnage, selon un scénario bien réglé, avec ses colères, ses passions, son amour de la vie et son attente de la mort. Entre deux chansons, il interpelle ainsi les 25 musiciens qui l’accompagnent, leur raconte le «plat pays» de sa Belgique natale, son arrivée à Paris, la mer où il aime trouver refuge ou sa haine de la bêtise humaine.
«J’avais 16 ans la première fois que je l’ai entendu. Je l’ai tout de suite compris avec le cœur, même si je ne parlais pas français», raconte Hoffmann, 46 ans, lui-même acteur et auteur de chansons à texte. «Il était très passionnel, très critique mais aussi très tendre, c’était un peintre du genre humain», dit-il. «J’ai surtout voulu raconter son histoire», poursuit Hoffmann. «Ce n’est en aucun cas une parodie, j’y ai mis trop d’amour», répond-il d’avance à ceux qui pourraient trouver l’idée osée ou déplacée.
Au fil de la répétition, les chansons déclinent le refrain de l’amour («Marieke», «Les vieux amants»...), de l’amitié («Jojo») ou de la perfidie des femmes «Mathilde»).
Avec ses textes en allemand, le spectacle donne d’abord une étrange impression de familiarité, mêlée d’inédit. Et puis la magie s’installe, les mots prennent tout leur relief, ralayés par la même gravité rebelle dans la voix.
Avec un mordant identique, Hoffmann s’adresse à Jojo, le secrétaire-chauffeur-confident, qui, «six pieds sous terre, chante encore, n’est pas mort». Et puis vient le port d’Amsterdam, avec ses marins qui chantent et se lèvent en riant, ou l’archipel des Marquises, dernier refuge de Brel, où «par manque de brise, le vent s’immobilise».
Pour arriver à cette symbiose, Hoffmann, qui a lui-même adapté les textes en allemand, a travaillé pendant deux ans, puisant dans les souvenirs de la famille Brel et dans les écrits du chanteur. Il a pu aussi rester fidèle à l’orchestration originale, grâce aux conseils de François Rauber, qui était le chef d’orchestre et l’arrangeur de Brel.
BERLIN, 18 Juin (AFP). – Amoureux de Jacques Brel, un troubadour de la langue allemande, Klaus Hoffmann, fait revivre sur scène chaque soir à Berlin l’un des maîtres de la chanson française, avec une poésie et une émotion presque inattendues.«Brel – La dernière représentation» (au Schiller Theater) raconte une répétition imaginaire, avant un dernier concert que Jacques Brel ne donnera jamais, emporté par un cancer à l’âge de 49 ans, le 9 octobre 1978.Pendant deux heures et demie de spectacle, Hoffmann chante Brel en allemand et interprète le personnage, selon un scénario bien réglé, avec ses colères, ses passions, son amour de la vie et son attente de la mort. Entre deux chansons, il interpelle ainsi les 25 musiciens qui l’accompagnent, leur raconte le «plat pays» de sa Belgique natale, son arrivée à...