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Actualités - Chronologie

Milla Badaboum(photo)

A Cannes il y a deux semaines, La Croisette n’avait d’yeux que pour elle. Milla Jovovich, mannequin slave à la beauté cyber, est l’héroïne du «Cinquième élément», le film de Luc Besson. Aujourd’hui, elle partage la vie de son réalisateur-Pygmalion. Mais à 21 ans, elle a déjà dix ans de cinéma derrière elle. On l’a compris: il s’agit d’une baby-star catapultée dans le monde des étoiles.
Précoce, surdouée et touche-à-tout. Mannequin, actrice, musicienne (elle joue de la guitare et en est déjà à son deuxième album de musique hard core), elle est très vite devenue une valeur sûre.
D’ailleurs, son instinct artistique n’a d’égal que son sens du business. La qualité qui la touche le plus chez son boyfriend (un photographe)? Le talent. Et en ce qui la concerne, elle, de quoi est-elle la plus fière? «D’avoir réussi à gagner autant d’argent en aussi peu de temps.»
La carrière de cette fille unique (dans tous les sens du terme) débute aux Etats-Unis à l’âge de six ans, après que son père, Borgi Jovovich, un médecin yougoslave, et sa mère ont fui le régime communiste avec, en poche, en tout et pour tout, de quoi payer deux loyers d’avance. Les nouveaux immigrés vivent d’abord une période de vaches maigres... dans une ferme, en pleine forêt.
Peu après, la mère, Cralina, inscrit son enfant prodige de neuf ans dans une école d’art dramatique. Quelques mois plus tard, Milla tourne sa première série télé pour Disney Channel. A onze ans, son visage enfantin, qui mélange étrangement innocence et sensualité brûlante, séduit le photographe Herb Ritts. A douze ans, elle fait la une des plus grands magazines de mode — «Vogue», «Harper’s Bazaar»... — et signe un énorme contrat publicitaire chez Revlon. Une expérience sur laquelle, avec le recul, elle porte un jugement assez sain: «A douze ans, on n’a pas une ride, et je devais vanter les mérites d’une crème antirides. Ce n’est pas bien que des petites filles fassent de la publicité pour des produits s’adressant à de vraies femmes.»
A quinze ans, la jeune émigrée reprend le rôle de Brooks Shields dans la suite du «Blue Lagoon». A dix-sept ans, elle incarna la première femme de Charlot dans «Chaplin», de Richard Attenborough. Rien d’inoubliable. Juste de quoi mettre un pied dans le «movie business». Mais l’ambition, ingrédient de base de toute réussite, la dévore. Quand Luc Besson organise le casting du «Cinquième élément», Milla est l’une des huit mille candidates au rôle de Leeloo, divine créature à la beauté parfaite, pièce maîtresse qui empêchera les méchants de détruire l’espèce humaine.
Dans ce long métrage, le plus cher de l’histoire du cinéma européen (100 millions de dollars), elle est une nymphette aux cheveux rouges, vêtue d’une robe faite de bandages (signée Jean-Paul Gaultier). Si sa plastique crève l’écran, son texte, en revanche, se limite à quelques onomatopées et à un «badaboum», lorsqu’elle atterrit, telle une météorite, à l’intérieur du taxi-navette volant que conduit Bruce Willis.
Elle reste lucide. Ce film, dit-elle, lui a «appris à faire des erreurs». Il aura en tout cas contribué à propulser Milla Jovovich en haut des marches de la gloire.
A Cannes il y a deux semaines, La Croisette n’avait d’yeux que pour elle. Milla Jovovich, mannequin slave à la beauté cyber, est l’héroïne du «Cinquième élément», le film de Luc Besson. Aujourd’hui, elle partage la vie de son réalisateur-Pygmalion. Mais à 21 ans, elle a déjà dix ans de cinéma derrière elle. On l’a compris: il s’agit d’une baby-star catapultée dans le monde des étoiles.Précoce, surdouée et touche-à-tout. Mannequin, actrice, musicienne (elle joue de la guitare et en est déjà à son deuxième album de musique hard core), elle est très vite devenue une valeur sûre.D’ailleurs, son instinct artistique n’a d’égal que son sens du business. La qualité qui la touche le plus chez son boyfriend (un photographe)? Le talent. Et en ce qui la concerne, elle, de quoi est-elle la plus fière?...