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Actualités - Chronologie

Nervosité policière

AMSTERDAM (Pays-Bas), 17 Juin (AFP). — Echaudés par les émeutes qui ont gâché le couronnement de la reine Beatrix en 1980, les Pays-Bas n’ont pas hésité, avant le sommet européen, à arrêter préventivement 300 punks et squatters soupçonnés de vouloir troubler les débats des Quinze.
Fait extrêmement rare, la police a invoqué l’appartenance à une organisation criminelle des suspects, venus des Pays-Bas et de l’étranger (principalement d’Allemagne), pour justifier leur arrestation dans la nuit de dimanche à lundi et leur garde à vue pendant un maximum de trois jours.
Les manifestants, il est vrai, étaient les mêmes qui, vendredi et samedi déjà, avaient jeté des pierres sur le bâtiment du commissariat central, endommagé des voitures particulières et brisé des mâts de drapeaux aux couleurs du sommet européen.
Les arrestations attestent de la grande nervosité des autorités municipales et des forces de l’ordre, qui sont déterminées à ne pas voir se répéter les violences qui avaient entouré les cérémonies d’intronisation de la reine Beatrix. A l’époque, les télévisions du monde entier n’avaient retenu de l’événement que l’image d’une jeune souveraine paradant en carrosse devant une foule hostile d’où jaillissaient des fumigènes.
Le dispositif déployé est à la mesure de cette résolution: plus de 5.000 hommes ont été déployés dans la capitale néerlandaise, en particulier autour de 12 «zones de haute sécurité» jouant un rôle dans le sommet (bâtiment de la Banque centrale où a lieu la réunion, hôtels des chefs d’Etat et de gouvernement, Rijksmuseum qui accueillera un dîner des Quinze, résidence du maire).
Six kilomètres de barrières métalliques ceignent le quartier de la Banque centrale, le transformant en un camp retranché.
Le village de presse n’échappe pas à cette ambiance oppressante. Les fouilles y sont tatillonnes et provoquent l’irritation des quelque 3.000 journalistes présents. Un Espagnol est prié de refaire des photos pour son laissez-passer au motif qu’il n’a «plus la même tête», tandis qu’une collègue finlandaise arborant le T-shirt de la contestation «EU ROT OP!» (signifiant en néerlandais: «L’UE, dégage!») est accablée de mille questions par un agent de sécurité peu avenant.
AMSTERDAM (Pays-Bas), 17 Juin (AFP). — Echaudés par les émeutes qui ont gâché le couronnement de la reine Beatrix en 1980, les Pays-Bas n’ont pas hésité, avant le sommet européen, à arrêter préventivement 300 punks et squatters soupçonnés de vouloir troubler les débats des Quinze.Fait extrêmement rare, la police a invoqué l’appartenance à une organisation criminelle des suspects, venus des Pays-Bas et de l’étranger (principalement d’Allemagne), pour justifier leur arrestation dans la nuit de dimanche à lundi et leur garde à vue pendant un maximum de trois jours.Les manifestants, il est vrai, étaient les mêmes qui, vendredi et samedi déjà, avaient jeté des pierres sur le bâtiment du commissariat central, endommagé des voitures particulières et brisé des mâts de drapeaux aux couleurs du sommet...