«Nous sommes très satisfaits, notre texte n’a subi aucune modification», s’est félicité le ministre allemand des Finances Theo Waigel, initiateur du texte, dans une conférence de presse.
Non seulement le texte a été adopté sans aucune modification, mais en plus la résolution sur l’emploi, adoptée pour satisfaire une demande de la France, «constitue un texte bien séparé, qui n’a aucune incidence sur le pacte, ni aucun lien avec lui», a martelé le ministre.
Pas question donc pour les pays participant à l’euro d’invoquer la résolution sur l’emploi pour ne pas respecter le pacte de stabilité, et par conséquent d’échapper aux lourdes sanctions financières qui sont prévues.
En outre, la résolution sur l’emploi reste suffisamment vague pour que l’Allemagne puisse la signer sans craindre de nouvelles dépenses communautaires.
Le texte se contente de lancer des appels aux partenaires sociaux pour qu’ils pensent à l’emploi dans leurs négociations et rappelle qu’il faut continuer sur la lancée du programme adopté à Essen, en décembre 1994, lors d’un précédent sommet. Ce programme prévoit de lancer dans l’Union des grands travaux d’infrastructure avec le soutien de Bruxelles.
«Les politiques de l’emploi restent toujours de la compétence nationale, il n’y a rien de changé», a encore déclaré le ministre allemand, qui s’est félicité qu’il n’y aura pas de dépenses supplémentaires.
Sur ce point, son homologue français, Dominique Strauss-Kahn, lui a donné raison, estimant que s’il fallait choisir entre donner 100 F à Bruxelles pour financer des programmes européens pour l’emploi ou financer ses propres programmes nationaux, il valait mieux garder son argent.
Toujours sur la résolution sociale, le ministre allemand a relevé qu’il n’était pas question pour la Banque européenne d’investissement d’octroyer des «prêts bonifiés» aux entreprises créant des emplois.
Le texte, qui doit encore être finalisé mardi, prévoit simplement que la Banque européenne s’intéresse aux projets de haute technologie des PME.
Estimant que sa mission à Amsterdam était remplie, le ministre devait regagner Bonn dans la soirée, car a-t-il dit, «la stabilité, cela commence chez soi, à la maison».


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